S »exprimant quelques jours avant le sommet de la Journée de la Terre sur le changement climatique en avril 2021, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a reconnu que les États-Unis avaient pris du retard par rapport à la Chine dans le développement de la technologie nécessaire pour freiner le changement climatique.

La domination mondiale de la Chine dans le domaine des énergies renouvelables n’est pas un hasard. Il est le résultat de la planification à long terme qui est devenue une caractéristique bien connue du système de gouvernance de la nation.

Le fondement de la planification économique de la Chine est constitué par ses plans quinquennaux, qui ont débuté en 1953 et étaient initialement calqués sur le système centralisé soviétique. Les premières années, les objectifs économiques et les objectifs de production ne se sont pas toujours déroulés comme prévu, et les dirigeants ont commis des erreurs.

Par exemple, pendant le Grand Bond en avant, une campagne économique menée à la fin des années 1950 pour faire passer la Chine d’une économie agraire à une économie industrielle, de nombreux objectifs n’ont pas été atteints, car ils étaient trop ambitieux. La campagne s’est alors terminée en catastrophe.

La Chine a tiré les leçons de cette expérience, en fixant des objectifs réalisables et en procédant à de larges consultations les années suivantes. Ce n’est que dans les années 1970, avec le lancement des politiques révolutionnaires de « réforme et d’ouverture », que le monde a vraiment pris conscience de la situation.

Depuis lors, la planification stratégique visionnaire quinquennale du PCC est largement soutenue par l’expansion économique continue de la Chine et accompagne sa transformation vers la deuxième plus grande économie du monde.

La forte centralisation du passé a été modifiée en faveur d’une large adhésion aux objectifs de développement nationaux. Ils ont donc plus de chances de réussir. Les ministères, les entreprises publiques, les administrations provinciales, les universitaires et les groupes de réflexion, les délégués du PCC sur le terrain, les partis politiques autres que le PCC et le secteur privé sont invités à apporter leur contribution.

Le résultat est que l’économie de la Chine est passée de plus de 76 milliards de dollars (64 milliards d’euros) en 1981 à près de 16 000 milliards de dollars (13 000 milliards d’euros) en 2020. Le PIB par habitant du pays était comparable à celui de l’Inde en 1978, soit environ 200 dollars (1 280 yuans/166,4 euros). Aujourd’hui, il est cinq fois plus grand que celui de son voisin, soit 10 000 dollars (64 000 yuans/8 320 euros).

Les dirigeants chinois insistent souvent sur le fait que le marché doit être autorisé à jouer un rôle décisif dans l’allocation des ressources et que la Chine ne pourra jamais revenir à une économie planifiée centralisée dominante.

Les plans quinquennaux combinent l’action visible du gouvernement et l’action invisible du marché pour faire de la Chine la deuxième plus grande économie du monde.