L’entreprise américaine Zoom a indiqué avoir fermer aux demandes du gouvernement chinois les comptes de militants aux Etats-Unis et à Hong Kong qui voulaient utiliser son application de vidéo-conférence, afin de commémorer les évènements de Tian’anmen.

Les 10 et 11 juin, des militants des droits de l’homme aux Etats-Unis et à Hong Kong ont annoncé que trois de leurs comptes avaient été suspendus sans explication avant des rencontres virtuelles prévues pour honorer la mémoire des victimes de Tian’anmen.

Zoom reconnait avoir fermé temporairement ces comptes, expliquant que « comme toute société planétaire, nous devons respecter les lois en vigueur dans les juridictions où nous opérons », sans autre précision.

Dans son communiqué, diffusé le 11 juin, Zoom explique avoir été alerté par Beijing sur la tenue prévue de quatre réunions publiques en ligne visant à commémorer Tiananmen. « Le gouvernement chinois nous a informé que cette activité était illégale en Chine et a demandé à Zoom de supprimer les réunions et les comptes les accueillant », a expliqué l’entreprise californienne.

Zoom ajoute que sa technologie actuelle ne lui permet pas de « retirer des participants spécifiques d’une rencontre ou de bloquer les participants venus d’un pays donné », ajoutant qu’« en l’espèce, nous avons pris la décision de mettre fin à trois des quatre rencontres et de suspendre ou supprimer les comptes hôtes associés à ces trois rencontres ».

Zoom reconnaît que sa réponse « était un échec » et « n’aurait pas du toucher des utilisateurs hors de Chine continentale ». L’entreprise a depuis réactivé les trois comptes et a décidé de se munir d’outils lui permettant de bloquer ou retirer des participants venus de certains pays.

« Zoom ne permettra pas aux demandes du gouvernement chinois d’avoir un impact sur quiconque en dehors de la Chine continentale », assure-t-elle.