Beijing et Washington sont engagés dans une guerre des mots et désormais de l’information sur l’origine de la pandémie du coronavirus. Or l’ambassade de Chine en France a suggéré ce 23 mars dans une série de tweets que la pandémie de Covid-19 avait débuté aux États-Unis.

La représentation diplomatique française reprend les accusations chinoises contre les américains sur l’origine du coronavirus qui s’est d’abord répandu sur marché de gros à Wuhan, la province du Hubei, dans le centre de la Chine.

« Combien de cas de Covid-19 y avait-il parmi les 20 000 morts de la grippe qui a commencé en septembre dernier ? », se demande-t-elle dans une série d’interrogations en forme d’affirmations, sans éléments scientifiques à l’appui.

Les États-Unis n’ont-ils « pas tenté de dissimuler la pneumonie de nouveau coronavirus par la grippe ? », poursuit-elle sur Twitter, un réseau social par ailleurs bloqué en Chine et où circulent de très nombreuses fausses informations, rumeurs et manipulations sur le Covid-19.

La guerre des nerfs entre la Chine et les Etats-Unis sur l’origine de la pandémie, s’est accentuée avec les déclarations de Donald Trump parlant de « virus chinois », au grand dam des autorités chinoises.

Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, avait déjà laissé entendre le 13 mars que l’armée américaine avait introduit le virus à Wuhan, lors des Jeux mondiaux militaires d’octobre.

Les États-Unis ont pour leur part accusé la Chine de semer des « rumeurs abracadabrantes » sur l’origine du coronavirus et de « propager des théories du complot » relayées sur les réseaux sociaux.

L’ambassade de Chine en France fait désormais ouvertement le lien avec la « fermeture surprise en juillet dernier du plus grand centre de recherche américain d’armes biochimiques, la base de Fort Detrick au Maryland ». Et certainement la suppression du poste d’expert médical du du Centres pour le contrôle et la prévention des maladies basé en Chine. Son rôle est de travailler sur les épidémies et maladies avec l’agence chinoise de lutte contre les maladies.

« Après la fermeture (du Fort Detrick ndlr), une série de cas de pneumonie ou des cas similaires (sont) apparus aux États-Unis », affirme-t-elle, reprenant à son compte des supputations qui circulent sur internet. Elle laisse aussi entendre que le virus était présent dès la fin 2019 en Italie et que la plupart des premiers cas détectés en Australie provenaient des États-Unis.