Depuis le 3 février, les hôpitaux publics de Hong Kong sont en grève, car le personnel médical exige la fermeture totale de la frontière avec la Chine, par crainte de ne pouvoir faire face à l’épidémie de coronavirus 2019-nCoV.

Carrie Lam, la cheffe de l’exécutif hongkongais, est dans le collimateur des manifestants, car sa décision de fermer la frontière a été jugée trop tardive.

Le 5 février, Carrie Lam a annoncé que toute personne arrivant de Chine à Hong Kong, qu’elle soit chinoise ou hongkongaise, sera mise en quarantaine pendant 14 jours.

Cette décision prend effet le 8 février, et intervient alors que la Région administrative spéciale (RAS) craint la propagation du coronavirus apparu dans le Hubei qui a déjà contaminé 21 personnes à Hong Kong et y a causé un premier décès le 4 février.

Cependant, deux points de passage sont toujours ouverts avec la Chine continentale, laissant craindre une contagion massive. Car Hong Kong reste toujours marqué par l’épidémie de SRAS qui avait fait 299 morts en 2003.

« Non, rien n’a changé depuis le SRAS. Pas assez d’équipements, aucune amélioration. Je pense que le gouvernement ne fait rien pour nous », a déclaré une gréviste au micro de FranceInfos.

Pour l’ambassadeur de Chine en France, Lu Shaye, la grève des personnels hospitaliers à Hong Kong est «honteuse». «Le personnel médical à Hong Kong fait grève pour forcer le gouvernement local» de la RAS «à fermer la frontière entre Hong Kong et l’intérieur (la Chine continentale, NDLR). Je pense que c’est honteux», a déclaré ce dernier lors d’une conférence de presse.

«Ils utilisent la grève pour faire pression sur le gouvernement local. Ce n’est pas honnête au moment où tout le monde se jette dans la lutte contre l’épidémie, où il y a déjà quelques cas confirmés. Ces gens-là ne travaillent pas pour sauver la vie ; leurs actions entraînent des conséquences très graves. Cela (montre) seulement leur perversité», a insisté le diplomate.