Des responsables ont assuré que le Dalaï Lama n’a rien fait pour son peuple et les Tibétains sont reconnaissants au PCC de leur avoir apporté une « vie heureuse ». Cette déclaration a eu lieu lors du 60ème anniversaire du soulèvement qui a conduit le chef spirituel des Tibétains à partir en exil.

« Depuis sa défection, le Dalai Lama n’a pas réalisé une seule chose positive pour le peuple tibétain », a estimé le responsable du PC pour le Tibet, Wu Yingjie, en marge d’une réunion parlementaire chinoise.

« Le peuple tibétain a le cœur plein de gratitude. Les Tibétains sont pleins de gratitude envers le Parti communiste pour leur avoir apporté une vie heureuse« , a ajouté ce dignitaire.

Beijing assure avoir « libéré pacifiquement » le Tibet, mais est accusé d’y mener une politique de répression politique et religieuse. Les autorités rétorquent que les Tibétains bénéficient de libertés étendues et que le développement économique est au rendez-vous.

D’ailleurs, Zhaluo, consultant auprès de la Société chinoise pour l’étude des droits de l’Homme et chercheur associé au Centre de recherche tibétainologique de Chine, a assuré que « le développement rapide de l’économie et de la société du Tibet, ainsi que les énormes changements dans la vie de ses habitants, sont attribués aux politiques de l’Etat chinois, à l’aide financière importante du gouvernement central et à l’aide des autres provinces et entreprises« .

Ce chercheur a fait ses déclaration lors d’une réunion devant le Conseil des droits de l’Homme (CDH) des Nations Unies à Genève. Il a affirmé que « le Tibet est aujourd’hui engagé dans un développement vert, accueillant chaque année plusieurs équipes internationales pour y mener des recherches écologiques. Tout en réduisant la taille de l’industrie minière, le Tibet encourage également le tourisme culturel et s’efforce de réduire les dommages causés à l’environnement ».

Mais au moins 150 tibétains se sont immolés par le feu depuis 2009, et la quasi majorité en sont morts, pour protester contre la présence chinoise au Tibet.

La Chine avait contacté le Dalaï Lama en 2002 pour négocier. Neuf séries de discussions s’étaient tenues jusqu’en 2010. Beaucoup considèrent néanmoins que le gouvernement chinois cherchait intentionnellement à faire traîner en longueur ces pourparlers sur des points de détail, dans l’espoir que la pression internationale au sujet du Tibet s’évanouirait avec le décès du Dalaï Lama.

Agé de 83 ans, beaucoup de bouddhistes tibétains redoutent que la Chine ne cherche à imposer son choix pour le successeur de l’actuel Dalai Lama, après la mort du chef spirituel des Tibétains.

La tradition veut que des responsables monastiques tibétains interrogent plusieurs centaines de jeunes garçons pour en désigner un comme étant la réincarnation du Dalaï Lama.

Mais l’actuel Dalaï Lama, le 14ème, a annoncé en 2014 qu’il pourrait bien être le dernier, cherchant à prévenir toute tentative du gouvernement chinois de nommer son successeur.