Placé en quarantaine début février près de Tokyo avec plus de 3 700 passagers à bord, le paquebot fait face à une contagion qui s’est étendue à 542 personnes, selon le dernier bilan annoncé le 18 février par le Japon.

La période de quarantaine débutée le 5 février s’achève ce 19 février, mais les Etats-Unis ont déjà rapatrié leurs ressortissants pour les placer en quarantaine dans leur pays. De plus, selon un responsable japonais environ 500 passagers vont quitter le paquebot ce 19 février, après avoir reçu des résultats négatifs de tests au nouveau coronavirus.

Pour Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l’OMS, il n’est pas nécessaire de suspendre l’ensemble des croisières dans le monde, se disant opposé à toute «mesure de portée générale» face au coronavirus.

«Les mesures doivent être proportionnées à la situation, prises sur la base de preuves et d’éléments de santé publique», a indiqué ce dernier, soulignant que «le risque zéro n’existe pas».

Cet décision fait suite à la décision de l’opérateur d’un navire de croisière américain, le Westerdam, qui cherche à retrouver la trace de quelque 1 200 voyageurs autorisés à débarquer au Cambodge malgré la crainte de contaminations potentielles.

Le 15 février, le nouveau coronavirus a été diagnostiqué chez une ex-passagère américaine de 83 ans. Mais cette dernière et des dizaines d’autres voyageurs ont déjà quitté le Cambodge, laissant craindre une propagation de l’épidémie.

«Si nous devons interrompre toutes les croisières du monde au cas où il y aurait un contact potentiel avec un possible agent pathogène, où nous arrêterons-nous ?», a déclaré le Dr Michael Ryan, directeur des urgences de l’OMS.

L’OMS avait refusé de restreindre les voyages, alors qu’Etats-Unis, Australie et Nouvelle-Zélande notamment ont interdit l’entrée sur leur territoire aux étrangers s’étant récemment rendus en Chine, dont de nombreux chinois. Le 18 février, la Russie a annoncé la fermeture de ses frontières aux ressortissants chinois.