Les autorités japonaises ont repéré jeudi 8 mai la présence d’un navire de la marine chinoise près des eaux territoriales des îles Senkaku, îles disputées entre les deux pays.

Cette incursion sans précédent a conduit les autorités nippones à convoquer l’ambassadeur de Chine, Cheng Yonghua, pour protester. Pour le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, « le fait d’avoir envoyé un bâtiment de la marine dans les eaux proches de nos îles Senkaku pour la première fois est un acte qui accroît de manière unilatérale les tensions, et notre pays est vivement préoccupé ».

Selon les informations fournies par l’Agence France Presse, le navire chinois est une frégate de classe Jiangkai de 3’963 tonnes, repérée par le destroyer japonais Setogiri. Le vice-ministre japonais des Affaires étrangères, Hitoshi Kikawada, a convoqué l’ambassadeur chinois Cheng Yonghua, afin de lui part de « ses vives inquiétudes ».

Ce dernier devrait protesté contre l’entrée de ce navire dans les eaux administrées par le Japon, et exiger son départ immédiat, selon le communiqué du ministère japonais de la défense. « Nous allons continuer à traiter cette question avec calme, afin de ne pas déclencher inutilement une escalade », mais « nous continuerons à agir avec fermeté pour défendre notre territoire et nos espaces maritime et aérien », a estimé le ministre japonais de la Défense Gen Nakatani, à la télévision.

D’après l’agence de presse Kyodo, citée par l’AFP, Cheng Yonghua a assuré que « le vaisseau était en droit de naviguer dans ces eaux ». Le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga a indiqué lors d’un point presse que 3 navires militaires russes ont été vus dans la zone.

Le Japon va enquêter pour savoir si leurs présences étaient de quelque manière liés à celle de la frégate chinoise. Cependant, « l’absence de dispute territoriale avec la Fédération de Russie dans cette région les rendait moins préoccupants », a précisé ce dernier.