Le gouvernement japonais a demandé à la Chine de ne pas soumettre ses citoyens entrant dans le pays à des tests anaux du Covid-19. Tokyo évoque la «détresse psychologique» de certains d’entre eux suite à ces tests anaux, a rapporté le Japan Times.

Le secrétaire général du Cabinet du Japon, Katsunobu Kato, a annoncé le 1er mars que le gouvernement japonais avait demandé à la Chine de ne pas exposer ses ressortissants à des tests anaux du Covid-19 lorsqu’ils entraient dans le pays, relate le Japan Times.

Selon le porte-parole du gouvernement japonais, la demande a été adressée par l’intermédiaire de l’ambassade du Japon à Beijing, après des plaintes de «détresse psychologique» reçues de la part de certains Japonais.

Selon le Japan Times, Katsunobu Kato a déclaré que le gouvernement continuerait d’exhorter la Chine à exempter ses citoyens d’une telle méthode de test, notant qu’elle «n’a été confirmée nulle part ailleurs dans le monde».

Les médias américains Vice et le Washington Post ont annoncé que des employés du département d’État et certains diplomates américains en poste en Chine s’étaient plaint d’avoir subi «par erreur» des tests anaux du Covid, alors qu’ils en sont en principe exemptés.

Le Département d’Etat américain a récemment publié une déclaration disant qu’il « évaluait toutes les options raisonnables » pour régler le problème dans le but de préserver la « dignité » des fonctionnaires américains. Ces informations ont été démenties par le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères lors d’une conférence de presse.

« La Chine n’a jamais demandé à des diplomates américains en Chine de subir des tests de dépistage du coronavirus par prélèvement anal« , a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian.

La méthode de dépistage par écouvillonnage rectal a été utilisée lors d’un récent rebond épidémique limité dans la capitale chinoise. Les tests anaux ont été imposés à des voyageurs internationaux placés en quarantaine à leur arrivée en Chine.

Le médecin Li Tongzeng, de l’hôpital You’an de Beijing, avait alors déclaré à la télévision publique CCTV que cette méthode permettait «d’augmenter le taux de détection des personnes infectées» car le coronavirus reste présent plus longtemps dans l’anus que dans les voies respiratoires».

La Galice, une communauté autonome du nord-ouest de l’Espagne, a également opté pour l’utilisation de tests anaux du Covid-19 à l’instar de la Chine. Le ministère de la Santé régional a d’ailleurs souligné que ces tests anaux seraient principalement appliqués chez les personnes intubées et atteintes de graves maladies.