La guerre du lithium contre la Chine a débuté sous l’administration de Donald Trump, lorsqu’il a instauré une politique stratégique visant à contrôler les réserves mondiales de lithium.

L’ancien président républicain souhaitait développer une politique plus audacieuse car les avancées de la Chine dans l’industrie du lithium et le contrôle du lithium étaient – selon lui – une menace pour les États-Unis.

De son côté, la Chine possède les avancées les plus importantes au monde dans l’industrie du lithium, minerai le plus stratégique pour le développement de l’industrie des véhicules électriques et pour le développement des énergies propres.

De ce fait, cette avancée a freiné les ambitions des États-Unis. Or désormais, les Chinois contrôlent et raffinent 60% de la production mondiale de lithium, les marchés mondiaux des voitures électriques et dominent les marchés des batteries électriques avec 80 à 90% de la capacité mondiale.

Six des dix plus grands producteurs de batteries pour véhicules électriques sont basés en Chine. Le lithium est indispensable pour la fabrication de voitures électriques, de batteries pour caméras thermiques, de téléphones portables et d’unités de stockage d’énergie éolienne et solaire. Il s’agit donc d’un minéral essentiel dans le passage des combustibles fossiles aux énergies propres.

Selon Asia Time, les Chinois contrôlent le marché du lithium dans le triangle de l’or blanc en Amérique latine : la Bolivie (30%), le Chili (21%) et l’Argentine (17%) via trois entreprises mondiales : Ganfeng Lithium, Tianqi Lithium et Zijin Mining.

Selon un rapport du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) de Washington, les États-Unis ne sont pas prêts à répondre à la demande de l’industrie du lithium dans les années à venir. A contrario, la Chine peut utiliser sa position dominante dans le secteur pour mener la transition mondiale vers les énergies propres.