Le gouvernement a décidé de renforcer la protection des pangolins qui se nourrissent de fourmis et de termites, protégeant ainsi les forêts, les digues et les barrages.

Les pangolins sont les mammifères les plus victimes de trafic au monde. Raison pour laquelle, le gouvernement a décidé de mettre en place un programme de protection nationale de deuxième classe.

Le pangolin est aussi classé au niveau de protection le plus élevé en vertu de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction.

Cette convention interdit le commerce international de l’ensemble des huit espèces de pangolin. En effet, les pangolins font l’objet d’un commerce illégal, pour leur viande et leurs écailles qui auraient des qualités médicinales.

Un million de pangolins ont été vendus illégalement dans le monde au cours des dix dernières années. Le nombre de pangolins concernés par le commerce illégal a dépassé celui des éléphants et des rhinocéros, faisant de cet animal une espèce fortement menacée.

La Chine a renforcé la protection des pangolins en mettant notamment en place une série de campagnes contre le trafic de pangolin. Globalement dans le pays, 29 affaires de contrebande ont été résolues de 2007 à 2016.

Malgré la nouvelle réglementation, le commerce illégal perdure. Début novembre, la police du Hunan a arrêté 129 suspects impliqués dans le trafic de pangolin. Au total, 216 pangolins et 66 kg d’écailles ont été saisis.

Les douanes de Guangzhou ont arrêté des contrebandiers dans une affaire impliquant 7,26 tonnes d’écailles de pangolin fin septembre. Face à cette situation, les autorités provinciales ont mis en place une série de règlements visant à protéger cet animal.

Le Hunan a interdit le braconnage d’animaux sauvages dans la province, alors que la province de l’Anhui a lancé des études régulières pour établir un registre complet des animaux sauvages et de leurs habitats.

Certaines organisations non gouvernementales ont participé à la campagne de protection du pangolin. Des bénévoles diffusent des informations sur les pangolins, et proposent une formation pour faciliter les enquêtes sur la contrebande.

Les bénévoles sauvent des pangolins blessés et demandent aux plates-formes de réseaux sociaux de supprimer les vidéos et photos de personnes mangeant des pangolins.

Zhou Jinfeng, secrétaire général de la Fondation chinoise pour la conservation de la biodiversité et le développement vert, a appelé à la création d’une plate-forme de données pour la protection du pangolin.

L’objectif est d’enregistrer les pangolins et les produits à base de pangolin saisis par les douanes et de recueillir des informations sur le nombre de pangolins.