L’ambassadeur de la Chine auprès des Nations Unies à Genève a critiqué le  septembre la publication d’un rapport très attendu sur les violations présumées des droits de l’homme dans le pays et en particulier dans la région nord-ouest du Xinjiang.

« Le bureau a fermé la porte de la coopération en publiant la soi-disant évaluation », a déclaré l’ambassadeur Chen Xu lors d’un point presse.

Le rapport, publié le 31 août, stipule que « de graves violations des droits de l’homme ont été commises » en Chine et que la détention de Ouïghours et d’autres musulmans au Xinjiang peut constituer des crimes contre l’humanité.

La Chine a nié tout abus. À partir de ce 12 septembre et jusqu’au 7 octobre, le Conseil des droits de l’homme est réuni à Genève pour débattre du rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) sur les violations des droits humains dans la province chinoise du Xinjiang, publié le 31 août.

Ce rapport fait état de preuves de possibles crimes contre l’humanité à l’encontre des Ouïghours et d’autres minorités, principalement musulmanes.

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La réponse à ce rapport sur la Chine sera l’un des grands défis que devra relever le nouveau haut-commissaire aux Droits de l’homme, l’Autrichien Volker Turk. D’autant plus que les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et les ONG font pression pour qu’il y ait des actions contre la Chine.

Le 7 septembre, plus de 40 experts indépendants des Nations unies ont déclaré que la communauté internationale ne devait pas fermer les yeux sur de graves abus et ont appelé le Conseil des droits de l’homme à convoquer une session spéciale consacrée à la Chine.

Mais il est probable que Pékin, qui a tenté d’empêcher la publication de ce rapport, oppose une forte résistance.