Dans une réponse détaillée publiée en même temps que le rapport des Nations Unies, le gouvernement chinois a déclaré que les autorités de la région autonome du Xinjiang fonctionnaient selon le principe de l’égalité de tous devant la loi, et que l’accusation selon laquelle sa politique était fondée sur la discrimination était «sans fondement».

Selon le communiqué du Haut-commissariat des Droits de l’Homme, la Chine a ajouté que ses efforts de lutte contre le terrorisme et de «déradicalisation» dans la région avaient été menés dans le respect de «l’État de droit» et ne constituaient en aucun cas un effort de «suppression des minorités ethniques».

Concernant les camps, Pékin a répondu que ces derniers étaient des «établissements d’enseignement établis conformément à la loi et destinés à la déradicalisation», et non des «camps de concentration».

Enfin, concernant «les droits et intérêts légaux des travailleurs de tous les groupes ethniques du Xinjiang sont protégés et le travail forcé n’existe pas», a poursuivi la Chine, ajoutant qu’il n’y avait pas eu de «violation massive des droits».

La Chine demande à la communauté internationale d’être «lucide sur la vérité» de sa campagne antiterroriste dans la région, et de «lire entre les lignes les tentatives maladroites et malveillantes des forces anti-chinoises aux États-Unis et en Occident tentant d’utiliser le Xinjiang pour entraver la Chine».

La Chine a rétorqué à l’ONU et à d’autres organisations internationales d’enquêter sur «les nombreux crimes commis et les désastres en matière de droits de l’homme causés par les États-Unis et par certains autres pays occidentaux, sur leur territoire et à l’étranger».