Le gouvernement est en guerre contre une pratique assez courante dans les zones rurales, qui est d’inviter des danseuses érotiques lors des funérailles.

Le ministère de la culture a annoncé le mois dernier qu’il allait s’attaquer aux actes vulgaires, obscènes ou pornographiques comme le striptease, pratiqués durant les funérailles, les noces et les fêtes traditionnelles chinoises.

D’après Jean-Paul Yacine, expert de la Chine, « cette ancienne tradition de spectacles lors de funérailles pouvait aller de la représentation d’un opéra chinois aux danses hiératiques de femmes se dévêtant lentement autour du cercueil ». Aujourd’hui, cela correspond plus à des stripteases et des danses à la barre des boîtes de nuit.

Certaines communautés rurales pensent que s’il y a beaucoup de monde à des funérailles, l’hommage au mort sera grandiose. Cela doit apporter de la bonne fortune à la famille, ce qui pourrait expliquer cette tradition peu orthodoxe.

Le gouvernement lutte depuis plusieurs années contre ces pratiques, déjà en 2006, le ministère de la culture affirmait s’intéresser à la situation. En 2015, année de la précédente campagne contre les « funérailles érotiques », les contrevenants encourent des amendes de 70 000 yuan (9 360 €).

Selon un communiqué du ministère, la prochaine campagne va cibler 19 villes dans quatre provinces et encourager les gens à appeler un numéro spécial pour dénoncer ces pratiques en échange de récompenses monétaires.

Des sommes astronomiques sont versées à chaque année pour payer du divertissement de ce genre.