De notre partenaire Chinafrique.Com« Dans la lutte mondiale contre la pandémie de COVID-19, les professionnels des médias en Chine et en Afrique devraient identifier clairement leur mission et leurs responsabilités et renforcer leur coopération », a déclaré Fang Zhenghui, vice-président du Groupe de publication internationale de Chine (CIPG), lors du webinaire des médias sino-africains sur la lutte contre le COVID-19, qui s’est tenu le 3 juin.

Selon M. Fang, les médias devraient assumer trois rôles : celui de « chiens de garde » pour la société, afin de partager les informations le plus efficacement possible ; celui de « stabilisateurs » pour le public, afin d’unir le peuple pour combattre résolument la maladie ; et celui de « pont » entre la Chine et l’Afrique, afin de promouvoir la construction conjointe d’une communauté de destin entre les deux peuples.

« La gestion des urgences de santé publique nécessite des efforts conjoints de la part de la communauté internationale en matière de communication, de coopération et de partage de l’information. Il faut pour cela que tous les pays mettent davantage l’accent sur la communication internationale », a-t-il affirmé.

Avec pour thème « Soyons solidaires pour surmonter les difficultés », le webinaire a été hébergé par le CIPG et organisé conjointement par le Centre de formation du CIPG et le Centre d’informations Internet de Chine (China.org.cn). Douze responsables de la presse et professionnels des médias de haut niveau venus de neuf pays, dont la Chine, le Cameroun, l’Éthiopie, le Ghana et le Kenya, ont partagé leurs réflexions et leurs expériences sur la question du « renforcement de la coopération sino-africaine et de la mise en commun des efforts antiépidémiques des médias dans le monde ». Les participants ont convenu que la pandémie de COVID-19 apportait à la fois des défis et des opportunités.

Naatogmah Abdul Karim, responsable de la communication et des relations avec les médias à l’Autorité nationale d’assurance maladie du Ghana, a souligné que l’épidémie de COVID-19 avait engendré une crise sanitaire avec un impact profond sur l’économie mondiale, en particulier sur le continent africain. Face à la pandémie, les médias devraient assumer la responsabilité de diffuser les connaissances en matière de santé publique, de surveiller et de suivre la mise en œuvre des mesures antiépidémiques, de corriger la désinformation liée à l’épidémie et de mettre en place une plateforme de coopération pour lutter conjointement contre le COVID-19, a-t-il précisé.

Kome Slesor Ebane, déléguée de la division de la communication pour le département de Meme au ministère camerounais de la Communication, a affirmé que ses échanges et études précédentes en Chine lui avaient permis de mieux comprendre l’état et la tendance de développement des médias chinois. Elle a suggéré que les médias chinois et camerounais devraient partager des informations à plus grande échelle et lancer une coopération plus étendue par le biais de plateformes internationales et d’échanges. « Ensemble, les deux parties peuvent contribuer à la lutte contre le COVID-19 et à la construction d’une communauté de destin », a déclaré Mme Ebane. Elle s’est dite convaincue que seule l’unité pouvait permettre à la communauté internationale de vaincre la pandémie.

Li Jianguo, rédacteur en chef adjoint de BEIJING REVIEW, a présenté des histoires et des reportages portant sur la lutte contre le COVID-19 parus dans le mensuel CHINAFRIQUE publié par BEIJING REVIEW, soulignant le rôle positif que les médias chinois avaient joué dans la lutte contre l’épidémie. Il estime que face à l’épidémie, les médias devraient mettre les valeurs humaines et le souci du bien-être au premier plan de leurs reportages, raconter des histoires d’unité et de coopération entre la Chine et les pays africains, et renforcer la confiance de tous les pays dans la lutte contre la pandémie.

Asfaw Worku Belachew, journaliste au Ethiopian Herald, a affirmé que dès l’apparition de l’épidémie de COVID-19, la Chine avait pris des mesures déterminantes de prévention et de contrôle dans une optique de coopération internationale, démontrant ainsi son attitude responsable envers la santé de son propre peuple, du peuple africain et des peuples du monde entier. L’Afrique peut apprendre de la Chine en la matière. M. Belachew espère que les médias chinois et africains maintiendront des partenariats à long terme, et qu’ils surmonteront ensemble la pandémie et s’attaqueront aux problèmes mondiaux.

Migiro Jared Ombui, directeur numérique au sein de la Kenya Broadcasting Corp., a souligné que la pandémie de COVID-19 avait fait prendre conscience aux gens que le monde était une communauté de destin. Plus que jamais, face à cette crise commune, la communauté internationale doit s’unir et collaborer. Il a souligné l’importance que revêtait la coopération entre les médias chinois et africains. Il a également suggéré qu’il était nécessaire de renforcer le rôle des médias traditionnels en Chine et dans les pays africains et d’établir une relation positive par le biais d’échanges et d’interactions pour renforcer les efforts mondiaux en matière de prévention et de contrôle des épidémies.

Li Yang, directeur du bureau de rédaction du département de l’opinion au China Daily, a déclaré que pendant la lutte mondiale contre le COVID-19, certains reportages des médias occidentaux sur les efforts antiépidémiques de la Chine et de l’Afrique avaient manqué d’authenticité. Les principaux médias de Chine et d’Afrique devraient s’unir pour résister à ces remarques et affirmations erronées, publier des nouvelles et des reportages avec exactitude et équité, et faire des efforts plus concrets pour renforcer la confiance et sauver des vies. Il a également suggéré que le peuple africain puisse créer des sites web en langue chinoise pour aider les Chinois à obtenir des informations de première main des pays africains.

Worzie Samuel Freeman, responsable national des relations publiques pour la Coalition for Democratic Change au Liberia, a déclaré que dans cette crise sanitaire mondiale, le continent africain faisait face à une « conspiration internationale » de la part de l’Occident. Or, selon lui, les pays africains et leurs partenaires bilatéraux ont réussi à s’unir dans une approche collective de la lutte contre la pandémie, malgré cette conspiration.

Doreis Victor Jafar, présentateur à Radio Mozambique, a présenté les progrès du Mozambique dans sa lutte contre le COVID-19 et le soutien apporté par la communauté internationale. Il a déclaré que tous les pays devraient renforcer la coopération internationale antipandémique et adopter une attitude scientifique, afin de surmonter ensemble ce défi.

Luo Jun, directrice adjointe du bureau anglophone du département de l’information internationale de l’Agence de presse Xinhua, a illustré les similitudes entre la Chine et les pays africains en prenant comme exemple les reportages de son agence sur la situation épidémique sur le continent. Selon elle, les voix de la Chine et de l’Afrique n’ont pas été complètement entendues sur la scène internationale, et certains faits ont même été délibérément mal interprétés par l’Occident. Certains ont même tenté de déformer les faits pour s’ingérer dans les échanges et la coopération entre les peuples et les pays. Elle espère également que les médias renforceront leur communication et coopération, feront entendre la voix des médias et construiront ensemble une communauté de destin pour la Chine et l’Afrique.

Raphael Bamidele Oni, rédacteur en chef de Diplomats Extra Magazine au Nigeria, a présenté quelques suggestions pour renforcer la coopération entre les médias chinois et africains en analysant les défis posés par le COVID-19. Il a déclaré que la majorité des maisons d’édition au Nigeria étaient détenues par des particuliers, qui ont été durement touchés par le confinement. Les professionnels des médias sont donc confrontés aux risques d’une baisse des salaires et même de licenciement, ce qui peut entraver le partage efficace et opportun de l’information. Dans cette situation, tous devraient redoubler d’efforts pour promouvoir la réforme et l’innovation dans les médias, établir des cercles de médias et mettre en place des plateformes d’échanges pour permettre une communication plus étroite entre les médias chinois et africains.

Mukholi David, directeur de la rédaction du journal Vision Group en Ouganda, a analysé les effets du COVID-19 sur la production et la distribution des médias. Il a déclaré que pendant la pandémie, les médias en ligne avaient connu une croissance rapide et que la presse écrite devait par conséquent s’adapter aux nouvelles tendances, en faisant face aux défis posés par le nouveau paysage médiatique. Il a également appelé les médias chinois et ougandais à lutter conjointement contre la pandémie en présentant les nouvelles et les reportages du journal Vision Group sur les efforts antiépidémiques du peuple ougandais à Guangzhou, en Chine.

Wang Xiaohui, rédacteur en chef du Centre d’informations Internet de Chine, a fait un résumé des discussions, affirmant que les intervenants, en tant que professionnels des médias, avaient exprimé à la fois leurs points de vue personnels et leurs expériences professionnelles, présenté la situation actuelle des reportages antiépidémiques en Chine et en Afrique et discuté du rôle que les médias chinois et africains devraient jouer dans la lutte contre l’épidémie.

Les participants sont parvenus à un consensus sur le fait que la Chine et l’Afrique devraient renforcer leur coopération pour relever les défis actuels et construire une communauté de destin entre les deux peuples. Il a également souhaité qu’à l’avenir, tous les médias puissent adhérer au concept de « construction d’une communauté de destin pour l’humanité », assumer leurs responsabilités et mener une coopération plus fructueuse en matière de communication internationale.

Le webinaire a été organisé conjointement par BEIJING REVIEW, Beijing Bosheng International Cultural Exchange Co., Ltd. et Beijing Xufang International Digital Culture Media Co. Ltd. Tous les participants africains au webinaire ont également participé au séminaire de formation sur l’aide étrangère organisé par le Centre de formation du CIPG.