Un expert sud-africain a assuré que les pays d’Afrique australe doivent augmenter leurs exportations agricoles vers la Chine, afin de devenir une alternative de la Chine en pleine guerre commerciale avec les Etats-Unis.

Le Dr. Bhaso Ndzendze, directeur de recherche au Centre d’études sino-africaines (CACS) de l’Université de Johannesburg, a souligné qu’au cours des deux dernières années, le commerce de produits agricoles avait augmenté entre l’Amérique latine, les Caraïbes et les pays d’Asie.

Cependant, le commerce sino-africain de produits agricoles a baissé car l’Afrique n’a pas su tirer avantage des guerres commerciales, a indiqué ce dernier. Cependant, les échanges ont fortement progressé avant la guerre commerciale démarrée par le président américain Donald Trump, au printemps 2018, et la crise sanitaire débuté à la fin de l’année 2019.

D’ailleurs, le ministère chinois de l’Agriculture et des Affaires rurales, Han Changfu a révélé lors du 1er forum sur la coopération agricole sino-africaine que le volume des échanges de produits agricoles entre la Chine et l’Afrique a été multiplié par dix entre 2000 et 2018.

Le forum, qui s’est ouvert le 9 décembre 2019 à Sanya, ville de villégiature dans la province chinoise de Hainan (sud), a mit en exergue les relations entre la Chine et l’Afrique dans le domaine agricole. Le ministre a ainsi détaillé que le volume de ces échanges commerciaux est passé de 650 millions de dollars (585 M€) en 2000 à 6,92 milliards en 2018 (6,3 mds €), enregistrant une croissance annuelle moyenne de 14%.

Le Dr. Bhaso Ndzendze a souligné qu’au cours des deux dernières années, le commerce de produits agricoles avait augmenté entre l’Amérique latine, les Caraïbes et les pays d’Asie. Cependant, le commerce sino-africain de produits agricoles a baissé car l’Afrique n’a pas su tirer avantage des guerres commerciales.

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« Les guerres commerciales n’ont pas été mises à profit et nous avons constaté une diminution des exportations de produits agricoles tels que les fruits et le bétail vers la Chine. L’Afrique devrait profiter du FCSA (Forum sur la coopération sino-africaine) pour multiplier les transactions de produits agricoles avec la Chine », a-t-il affirmé.

« Les échanges en amont du prochain sommet du FOCAC devraient porter sur la manière dont les produits agricoles africains peuvent mieux se positionner, puisque les relations sino-américaines continueront probablement d’être tendues. Nous avons besoin de davantage de commerce, pas d’aide », a précisé Bhaso Ndzendze.

Le chercheur a recommandé aux pays africains de demander des renseignements à la Chine sur les produits dont elle a besoin, pendant combien de temps et quand. Il a appelé les gouvernements africains à fournir aux agriculteurs les moyens et les subventions nécessaires pour prendre l’avantage en Chine.

En effet, les agriculteurs africains ont besoin d’améliorer leurs capacités et la qualité de leurs produits afin de percer sur le marché chinois et mettre à profit le Forum de Coopération Chine-Afrique (FOCAC).

Le Dr. Bhaso Ndzendze s’est exprimé lors d’un webinaire dénommé « Nouvelles dimensions du développement sino-africain, du commerce, des infrastructures et de la Quatrième Révolution industrielle ».

Consulter le blog du Dr. Bhaso Ndzendze