Dans un rapport, Washington a désigné la cheffe de l’exécutif hongkongais, Carrie Lam, comme l’une des responsables des atteintes aux libertés.

Le gouvernement américain devait désigner les responsables accusés de porter atteinte aux libertés à Hong Kong. Il a mit en cause les dirigeants déjà sanctionnés en août 2020, dont la cheffe de l’exécutif hongkongais Carrie Lam.

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Carrie Lam, cheffe de l’exécutif de Hong Kong

Le département d’État américain a publié son premier rapport annuel sur l’autonomie de Hong Kong, comme le prévoit la nouvelle loi adoptée en 2019 par le Congrès. Ce texte vise à durcir les sanctions contre la Chine, qui a adopté une loi sur la sécurité nationale remettant en cause selon Washington l’autonomie de Hong Kong.

Le rapport «souligne notre opposition persistante aux actes de Pékin, qui visent délibérément à saper les libertés des habitants de Hongkong et à imposer les politiques oppressives du Parti communiste chinois», a déclaré le département d’État dans un communiqué.

Selon la loi américaine, ce rapport devait désigner les personnes responsables des atteintes aux libertés, et leur imposer des sanctions en conséquence. Or, Washington a nommé dix personnes, sanctionnées par les États-Unis en août 2020.

Il s’agit notamment de la cheffe pro-Beijing de l’exécutif de Hong Kongn Carrie Lam, mais aussi du directeur du bureau de liaison représentant la Chine à Hong Kong, Luo Huining, et du chef de la police de l’ex-colonie britannique, Chris Tang.

La loi permet au gouvernement américain d’aller au-delà des sanctions. Des spéculations avaient surgi sur la possibilité que Washington en profite pour punir des banques.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a en effet ouvertement critiqué le géant bancaire HSBC, accusé de se montrer bienveillant avec les autorités chinoises tout en «fermant les comptes de ceux qui recherchent la liberté».

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Les auteurs de la loi ont eu un soutien massif du Congrès, et ont qualifié le rapport d’opportunité manquée. Il «montre malheureusement que cette administration n’avance pas assez rapidement pour étendre le nombre d’individus et d’entités tenus pour responsables», a déclaré le sénateur démocrate Chris Van Hollen.

«Je les presse de prendre des mesures additionnelles, que j’espère voir dans le prochain rapport que nous recevrons», a-t-il ajouté dans un communiqué.

Le sort de Hong Kong est « au cœur de la dure confrontation aux accents de guerre froide entre les États-Unis et la Chine ». Le président américain Donald Trump a d’ailleurs mis fin au statut commercial préférentiel dont bénéficiait le territoire pour protester contre la loi chinoise sur la sécurité nationale.