Des analystes, consultés par l’agence de presse Reuters, ont décidé d’abaisser leurs prévisions concernant la demande pétrolière de la Chine en fin d’année.

Cette prévision de baisse de la demande s’explique par la reprise épidémique de COVID-19, qui poussent les autorités chinoise à renforcer les restrictions dans plusieurs métropoles.

L’annonce le 11 novembre d’un assouplissement de plusieurs restrictions sanitaires a suscité l’espoir d’une reprise de la demande de la part du premier importateur mondial de brut. Cependant, avec l’augmentation continue des cas quotidiens de COVID-19, proches d’un niveau record à plus de 28.000, Pékin a instauré tout récemment des mesures limitant les déplacements dans les zones les plus touchées.

« Nous revoyons à la baisse notre prévision de demande de 1,2 million de barils par jour (bpj) au quatrième trimestre », ont déclaré les analystes de Goldman Sachs qui restent optimistes quant à une réouverture de la Chine au deuxième trimestre 2023.

Sun Jianan, analyste du cabinet de conseil Energy Aspects, a lui révisé en baisse de 200.000 bpj le niveau attendu de la demande de pétrole en novembre et décembre 2022. « La demande restera faible en glissement annuel au premier trimestre 2023 avant d’augmenter à 15 millions de bpj au deuxième trimestre, lorsque le pays commencera selon nous à se rouvrir, en levant lentement la plupart des restrictions de circulation dès avril », a expliqué ce dernier.

De leurs côtés, les analystes de Nomura ont indiqué que, selon leurs estimations, des régions représentant près de 20% du produit intérieur brut du pays sont soumises à une forme de confinement ou de restrictions, contre 15,6% la semaine dernière, non loin du pic d’avril lors du confinement très strict à Shanghaï.