Le Premier ministre Li Keqiang a décidé d’accentuer les mesures visant à améliorer les conditions de vie des femmes, dans le cadre de la politique de réduction de la pauvreté. A l’occasion de la 6ème conférence de travail sur les femmes et les enfants, il a lancé plusieurs programmes, dont le dépistage de cancers pour les femmes, déjà mit en place fin 2015.

Les dernières lois, règlements et lignes directrices édictées ces dernières années ont permit d’améliorer les conditions sanitaires des femmes et des enfants. Ainsi, l’espérance de vie moyenne des femmes s’est élevée à 79,4 ans, contre 74 ans en 2006. Malgré certaines avancées, « il existe encore certaines idées et conventions sociales arriérées et le développement des femmes et des enfants reste déséquilibré entre les villes et les régions rurales et entre différentes régions« , a indiqué le Premier ministre.

Plusieurs évolutions sont constatées pour les droits des femmes, comme la législation qui continue d’évoluer ; la Loi contre la violence domestique, entrée en vigueur le 1er mars 2016 ; ou encore les mécanismes d’examen de l’égalité des sexes dans les réglementations et les politiques instaurées dans 24 provinces, régions et municipalités.

Autre exemple, fin 2015, 52,91 millions de femmes vivant en milieu rural ont pu passer des tests gratuits de dépistage du cancer du sein. D’autres démarches ont également été engagées, tels que l’Action pour l’entrepreneuriat chez les femmes et l’innovation, lancée pour aider les femmes à créer des entreprises liées au développement de l’économie numérique. D’après UN Women, 279’453 milliards de yuans chinois (38,10 milliards d’euros) ont été engagé en juin 2016 pour accorder aux femmes des prêts d’un faible montant.

Jeunes femmes, habitantes du Xinjiang

Jeunes femmes, habitantes du Xinjiang

Des défis sont encore à relever en matière d’égalité entre les hommes et les femmes. « La discrimination sexuelle doit être éliminée, tandis que le principe de salaire égal pour travail égal doit être appliqué », a assuré Li Keqiang.

Ce dernier a appelé les organismes à « fournir une protection spéciale aux femmes au travail » et à « renforcer les mesures de soutien aux femmes, en termes de formation, d’exonération ou de réduction fiscales, d’aide juridique ou d’assistance commerciale, entre autres ».

Face aux engagements pris et aux mesures instaurées, Babatunde Osotimehin, directeur exécutif du Fond des Nations unies pour la population (FNUAP), a salué les efforts déployés pour promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes et réduire la pauvreté.

Babatunde Osotimehin s’est dit « fasciné de constater que la Chine a aidé tant de personnes à sortir de la pauvreté et que davantage de femmes et d’enfants jouissent d’opportunités égales dans ce pays ».

Au cours des dix dernières années, « la Chine a réalisé des progrès dans l’égalité entre les hommes et les femmes concernant l’amélioration de l’éducation, la hausse des opportunités professionnelles, un plus grand respect au sein des familles et une plus grande participation politique pour les femmes », a-t-il affirmé dans un entretien accordé à l’agence de presse, Xinhua.

Selon lui, l’égalité entre les hommes et les femmes est « cruciale pour mettre fin à la pauvreté extrême et a une grande influence sur l’économie mondiale », d’autant que « la participation des femmes rend l’économie plus énergique et dynamique », a-t-il expliqué.