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ECONOMIE,MONDE

L’industrie allemande attire les chinois

« Les géants asiatiques lorgnent de plus en plus les entreprises allemandes en difficulté », d’après le quotidien économique Les Échos. En effet, de nombreuses compagnies asiatiques rachètent des fleurons de l’industrie allemande, comme le fabricant de chariots élévateurs Kion ou la société pionnière des énergies renouvelables, Q-Cells.

Ces rachats massifs mettent en évidence d’une part l’intensification des relations sino-allemandes, devançant la France et la Grande-Bretagne, et d’autre part, la volonté de la Chine d’investir dans des secteurs porteurs. Ainsi, les investissements directs étrangers chinois (IDE) ont représenté 45 projets en Allemagne contre 22 en Grande-Bretagne et 14 en France, pour l’année 2011.

Chinois et allemands main dans la main

Depuis le début de la crise de la dette souveraine en Europe, les relations politiques et économiques entre la Chine et l’Allemagne se sont considérablement améliorées. Grâce notamment à l’augmentation des échanges commerciaux entre l’Allemagne et la Chine, et en particulier des exportations de l’Allemagne vers la Chine.

Près de la moitié de toutes les exportations de l’Union Européenne  vers la Chine proviennent d’Allemagne et près d’un quart de toutes les importations chinoises sont faites avec l’Allemagne, ont expliqué Hans Kundnani, directeur de la rédaction de Le Monde et Jonas Parello-Plesner, membre éminent du Conseil européen des relations étrangères.

Cette hausse s’explique par le besoin de la Chine de nouvelles technologies et  la volonté de l’Allemagne de trouver de nouveaux marchés pour éviter la récession comme ses voisins.

Angela Merket et Wen Jiabao

Angela Merket et Wen Jiabao

Les Chinois parlent de relation « réciproquement profitable » et les négociations actuelles devraient intensifier cette coopération, autour des technologies écologiques comme les voitures électriques.

Près de 54% des entreprises chinoises ont l’intention d’investir à l’étranger dans les années à venir. 14% d’entre elles veulent s’implanter ou se renforcer en Allemagne, selon une étude du cabinet Ernst & Young, contre 2% pour la France.

La morosité due à la crise dans les pays industriels européens et la hausse continue du taux de change du renminbi vis-à-vis de l’euro poussent à une recrudescence des investissements chinois à l’étranger.

Des investissements ciblés

Le cabinet PwC, cité par Les Échos, a expliqué que l’Allemagne figure « en tête de liste des places économiques où investir ». Pour Yi Sun, responsable des affaires avec la Chine, au cabinet Ernst & Young, à Stuttgart, « il faut s’attendre dans le futur proche à une acquisition dépassant le milliard d’euros en Allemagne ».  

En effet, dans le cadre de son plan de relance économique et de développement de la Recherche et de l’Innovation, Beijing a choisit d’investir dans des secteurs industriels d’avenir « en leur assignant des taux de croissance annuels de 33%« .

Les IDE concernent principalement les secteurs du solaire, de l’informatique ou de l’équipement automobile, qui seraient avantagés par des conditions d’investissement assouplies et des gains importants.

Dans un contexte dynamique et ouvert, « les négociateurs chinois sont de plus en plus performants. Ils étaient impliqués dans de nombreuses opérations dans le passé, sans rafler la mise. Cela est en train de changer« , a expliqué Yi Sun.

Le top des entreprises allemandes devenues chinoises

Le fabricant allemand de cellules photovoltaïques Q-Cells, a été racheté par le groupe sud-coréen Hanwha, qui va payer près de 50 millions d’euros en liquide.

D’ailleurs, selon un communiqué de l’entreprise, Hanwha va reprendre l’usine du groupe allemand, située en Malaisie ainsi que son site situé en ex-RDA. La compagnie a garantit dans un communiqué, daté du 26 août, le maintient des trois quarts des emplois sur l’ensemble des sites.

Autre société allemande reprise, le fabricant de chariots élévateurs allemand Kion, propriétaire de la célèbre marque Fenwick a vu entrer à son capital le producteur chinois de machines-outils, Shandong Heavy Industry.

Celui-ci négocie l’acquisition d’une prise de participation minoritaire, pour un montant de 700 à 800 millions d’euros.  Le rachat de compagnie allemandes en difficulté fait de la Chine, le 4e investisseur mondial en Allemagne, derrière les Etats-Unis, la Suisse et la Grande-Bretagne, devant France et le Japon.

La crise économique et financière pourrait offrir à la Chine des possibilités d’investir dans des technologies de pointe qu’il lui manque sur son territoire.

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