Les prix à la consommation ont continué à augmenter en décembre 2019, en raison du doublement du prix du porc sur un an. L’inflation se situe à +4,5% comme en novembre 2019, a annoncé jeudi le Bureau national des statistiques (BNS).

Ce chiffre est toutefois légèrement inférieur aux prévisions des analystes, qui l’estimaient en moyenne à 4,7%, selon l’agence financière Bloomberg. Les prix à la consommation restent au même niveau de novembre.

L’indice était à son plus haut depuis près de huit ans. Sur l’ensemble de 2019, l’inflation s’est inscrit à 2,9%. L’inflation est alimentée ces derniers mois par une flambée des prix du porc. En effet, le cheptel de porc a été décimé depuis août 2018 par une épidémie de peste porcine africaine.

La hausse du prix de cette viande, produit le plus consommé de Chine, a toutefois ralenti en décembre. Elle s’inscrit désormais sur un an à +97%, contre +110,2% en novembre 2019.

Le gouvernement craint les effets de cette hausse de l’inflation sur la stabilité sociale. En effet, la hausse des prix pourront susciter de forts mécontentements. Raison pour laquelle, le gouvernement a pris des mesures pour contrer tout risque de pénurie.

Selon des médias locaux, le pouvoir central a mis sur le marché plus de 100.000 tonnes de porc congelé, prélevé sur les réserves nationales, depuis la mi-décembre.

Le but est d’influer sur les prix à l’approche du Nouvel an, qui tombe cette année le 25 janvier. Les chinois mangent habituellement à cette occasion d’énormes quantité de porc, notamment dans les raviolis.

Sur un mois, les prix du porc ont reculé de 5,6%, après une hausse de 3,8% en novembre 2019. Le 8 janvier, le secrétaire d’État à l’Agriculture, Yu Kangzhen, a reconnu que la situation restait «grave et complexe».

D’autant que les prix à la production ont continué de reculer, à -0,1% sur un an, mais à un rythme nettement moindre que le mois d’octobre 2019 (-0,4%).