Le gouvernement chinois a fermement critiqué les autorités britanniques pour avoir fait croiser un navire de guerre en mer de Chine méridionale. De plus, Beijing a appelé Londres à cesser d’interférer dans les affaires intérieures chinoises après la publication du rapport semestriel sur Hong Kong du gouvernement britannique.

Un navire britannique en mer de Chine méridionale

Le bateau britannique est entré « sans l’autorisation du gouvernement chinois » le 31 août dans les eaux territoriales de l’archipel des Paracels, a indiqué le ministère chinois des affaires étrangères.

« La marine chinoise a procédé à l’identification du navire de guerre britannique et lui a intimé l’ordre de partir », a indiqué le ministère dans un communiqué, précisant avoir fait part au Royaume-Uni de son « fort mécontentement ».

« La Chine demande instamment au Royaume-Uni de cesser immédiatement ces actes de provocation afin de ne pas porter atteinte aux relations bilatérales, ainsi qu’à la paix et à la stabilité régionales », a souligné le communiqué.

Hong Kong, territoire chinois et non britannique

Le ministère chinois des affaires étrangères a appelé Londres à cesser d’interférer dans les affaires intérieures du pays, suite à la publication du rapport semestriel sur Hong Kong par le gouvernement britannique.

La porte-parole du ministère, Hua Chunying, a déclaré que les affaires de Hong Kong étaient les affaires intérieures de la Chine et qu’aucun pays étranger n’avait le droit de s’en mêler. Cette dernière a indiqué que «depuis le retour de Hong Kong (en 1997, ndlr) les principes ‘un pays, deux systèmes’ et ‘la population de Hong Kong gouverne Hong Kong’ de même que le haut niveau d’autonomie de Hong Kong ont été globalement appliqués».

Elle a également ajouté que les habitants de Hong Kong bénéficiaient de tous les droits et libertés conformément à la loi. «Nous avons exprimé notre mécontentement et une forte opposition à ce rapport semestriel du gouvernement du Royaume-Uni sur Hong Kong. Nous conseillons au Royaume-Uni de faire face à la réalité et d’arrêter de publier de tels rapports aussi bien que d’interférer dans les affaires de Hong Kong», a souligné la porte-parole.