Des personnalités de Toliara ont négocié la venue d’investisseurs chinois sur le territoire afin de développer de nouveaux projets dans cette province du sud du pays.

Il est prévu la réalisation d’un projet de Centre des Arts martiaux et une Clinique pour les touristes de passage à Toliara. Le cercle des cadres de la province ont proposé ce projet aux dirigeants de la province. Cependant, le maire de celle-ci, Jean Rabehaja, a assuré qu’aucune proposition n’a été faite dans ce sens.

Face au mécontentement croissant des malgaches contre les entrepreneurs chinois, le maire a assuré qu’aucun projet ne serait lancé sans la garantie de sa faisabilité par le Conseil municipal. Ce dernier tient certainement à s’éviter toute mobilisation populaire, ayant conduit à un différent diplomatique entre la Chine et les autorités malgaches.

En effet l’an dernier, le ministre des affaires étrangères, Wang Yi, est venu dans la Grande Ile afin d’apaiser les tensions. Ce dernier a appelé ses concitoyens à respecter le mode de vie de la population, et notamment à se conformer à la législation locale.

Suite à cette annonce, certaines voix se sont élevées contre l’accaparement des terres dans la province. Le site MadaActu a ainsi prit l’exemple des 5000 ha de terres «actuellement entre les mains d’une compagnie chinoise, depuis le mois de mai 2017, dans le District de Morombe, à Tuléar» (autre nom de Toliara). Le journaliste précise cependant qu’il n’y a pas de données exactes sur l’étendue des terres, car la superficie est désormais un «secret d’État».