Cette année, le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur devrait attendre 7,95 millions, soit une augmentation de 300 000 par rapport à 2016.

Cette augmentation devrait peser sur le marché du travail. Alors que récemment, les nouveaux diplômés se bousculaient dans les mégapoles comme Beijing, Shanghai et Guangzhou, désormais, ils sont de plus en plus nombreux à démarrer leur carrière dans Des villes de deuxième rang, dont les capitales provinciales et villes côtières, tels que Chongqing.

D’après le sondage mené par Zhaopin.com, l’un des principaux sites de recrutement, 37,5% des jeunes diplômés souhaitent travailler dans des villes de 2ème rang, alors que 29,9% préfèrent les villes de premier rang.

D’après les données du Bureau d’Etat des statistiques, outre Beijing, Shanghai, Guangzhou et Shenzhen, huit métropoles plus petites sont entrées dans le club des villes possédant un PIB supérieur à 1’000 milliards de yuans (134 milliards €) en 2016, dont Chongqing, Chengdu, Wuhan, Suzhou et Hangzhou.

Le développement économique rapide des villes de deuxième rang est le principal facteur attirant les jeunes diplômés, d’après Su Hainan, vice-président de l’Association nationale pour l’étude sur le travail.

Les jeunes souhaitent profiter de la dynamique créée par l’initiative « la Ceinture et la Route », dans certaines provinces rurales et les nouvelles zone économiques, comme le Sichuan, qui enregistre plus de 7 000 nouvelles entreprises.

Certaines provinces bénéficient de politiques favorables à l’emploi répondant au besoin de développement de ces villes de 2ème rang. Le gouvernement de la municipalité de Chongqing a financé 595 programmes d’entrepreneuriat, distribuant 16 millions de yuans (2,2 millions d’euros) de subventions et réduisant de 30 millions de yuans (4 millions d’€) les frais de garantie depuis 2015.

Malgré cela, le nombre de jeunes lycées rejoignant les établissements occidentaux ne cessent de croître. En effet, les parents sont de plus en plus nombreux à envoyer leurs enfants étudier à l’étranger que ce soit dans des universités internationales, les  «high schools», l’équivalent du lycée français, et même de plus petites classes.

L’objectif des familles est de leur permettre de profiter d’un système éducatif plus épanouissant. Mais il s’agit aussi de leur donner plus de chances d’intégrer les meilleures universités, notamment en Amérique du Nord, car une fois diplômés, ils auront plus d’opportunités professionnelles que leurs concitoyens restés au pays, soit à l’étranger, soit en Chine.