Les autorités de Xiamen ont innové en créant une piste cyclable aérienne, longue de 7,6 km. Construite en août 2016, elle a été mise en service le 26 janvier 2017. Dans le cadre d’une  éco-mobilité optimale, l’île de Xiamen fait face à de nombreux défis, comme la hausse démographique, une urbanisation importante, un accroissement du nombre de véhicules motorisés.

Destinée à facilité l’éco-mobilité, l’île de Xiamen fait face à de nombreux défis, comme la hausse démographique, une urbanisation importante, un accroissement du nombre de véhicules motorisés.

Face à l’ampleur du réseau routier, les autorités de Xiamen ont décidé de créer un système de transport en commun rapide BRT (Bus Rapid Transit), via un réseau de viaducs desservant l’île. Ce projet est la première phase du réseau aérien de transport en commun rapide voulu par les pouvoir central. La piste cyclable a été montée le long de ce réseau, à 5 m du sol et sous les voies du BRT, elles-mêmes à une hauteur de 9 m.

Elle est considérée comme la piste la plus longue du monde.  Rao Jianhui, directeur du projet de construction de la piste, a explique au quotidien La Chine au présent « le choix de suivre le tracé du BRT a été dicté par deux raisons majeures : premièrement, la piste pourrait réutiliser les infrastructures du réseau déjà en place et deuxièmement, le réseau connectant de nombreux centres commerciaux et des zones densément peuplées« .

En effet, la piste connecte trois zones industrielles, cinq grands quartiers résidentiels, trois gros centres commerciaux et des établissements publics. Wei Jianlong, du Centre municipal de gestion de la piste cyclable, a indiqué que « la piste comporte 11 points d’entrée et autant de sorties, croise trois passerelles piétonnes et dessert les stations BRT et arrêts de bus environnants ».

Depuis la mise en service de la piste en 2016, le trafic a atteint près de 5 000 usagers quotidiens. D’ailleurs, la piste est équipée de cameras tous les 200 m, afin de garantir la sécurité des usagers et la fluidité des opérations, selon Wei Jianlong.

Pour éviter le passage de véhicule motorisé, chaque point d’accès est équipé de technologies de « stereo-imaging » et de « smart-scanning« , capable de détecter n’importe quel véhicule non-conforme et de lui interdire l’entrée.