Le président chinois Xi Jinping a appelé le 30 septembre lors du sommet virtuel des Nations Unies sur la biodiversité à un nouvel accord international « ambitieux », mais sans annoncer d’engagement nouveau de la Chine sur la protection de la nature.

190 pays s’étaient engagés en 2010 sur 20 objectifs de protection de la nature d’ici 2020: aucun n’a été tenu, selon un rapport des Nations Unies. Face à cet échec, plus de 60 dirigeants ont signé le 28 septembre un nouvel engagement sur la réduction de la pollution de l’air et des océans et la transition vers un système agro-alimentaire durable d’ici 2030.

Mais ni les Etats-Unis, ni la Chine ne font partie des signataires. Or la Chine accueillera en 2021 la 15ème réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique à Kunming, « qui sera l’occasion pour les parties d’adopter de nouvelles stratégies pour la gouvernance mondiale de la biodiversité ».

Dans son discours, le président chinois Xi Jinping a déclaré que « nous devons nous hisser à la hauteur de nos responsabilités envers la civilisation humaine, respecter la nature, suivre sa loi et la protéger. Nous devons rechercher une voie qui nous permet de vivre en harmonie avec la nature, concilier et coordonner le développement économique et la protection écologique, pour construire ensemble un monde prospère, propre et beau ».

Alors que la Chine avait fait la promesse de neutralité carbone dans 40 ans, les organisations non gouvernementales s’attendaient à une éventuelle surprise de Xi Jinping dans son discours, mais le dirigeant a semble-t-il reporté toute annonce concrète à l’an prochain.

« En tant que plus grand pays en développement, la Chine est prête à prendre des responsabilités internationales en proportion de son niveau de développement, et à contribuer à la gouvernance environnementale mondiale« , a déclaré Xi Jinping, en appelant à l’adoption d’un « cadre d’action complet, équilibré, ambitieux et applicable » à la COP15.