Plusieurs pays, dont les États-Unis, avaient demandé un débat sur le traitement des Ouïgours dans le Xinjiang, Pékin avait dénoncé cette demande.

Or les États-Unis et leurs alliés ont reçu un refus net du Conseil des droits de l’homme de l’ONU qui a rejeté la demande de débat sur la situation en Chine.

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Une dizaine de pays, dont les États-Unis et le Royaume-Uni, avaient demandé que le Conseil organise un débat sur la région autonome ouïghoure du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine, où Pékin est accusé de crimes contre l’humanité.

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Mais le projet de décision a été rejeté lors d’un vote, avec 19 voix contre, 17 pour et 11 abstentions. Pour la seconde fois en 16 années d’existence du Conseil des droits de l’homme de l’Onu qu’une motion est rejetée.

Ce vote est perçu par certains observateurs comme un double revers pour les Occidentaux, tant pour la lutte contre les violations des droits humains à travers le monde que pour la volonté des pays occidentaux de faire prévaloir leur vision en la matière.

L’annonce du résultat du vote a  été saluée par une rare salve d’applaudissements dans l’enceinte bondée du conseil à Genève.  Le représentant chinois auprès de l’instance avait déclaré juste avant le vote que cette motion, défendue par les États-Unis et ses alliés, créerait un « dangereux » précédent susceptible d’avoir des conséquences pour d’autres pays que la Chine.

« Aujourd’hui, la Chine est visée. Demain, n’importe quel autre pays en développement sera visé », a dit Chen Xu.

Le Haut Commissariat des droits de l’homme des Nations unies a publié fin août un rapport dans lequel il conclut que de « graves violations des droits de l’homme » sont commises à l’encontre des Ouïghours et d’« autres communautés majoritairement musulmanes » dans le Xinjiang.  La Chine dément toute atteinte aux droits humains dans le Xinjiang.