Les États-Unis et certains pays occidentaux ont présenté le 25 septembre une proposition demandant au Haut-Commissariat des droits de l’homme de l’ONU de tenir un débat spécial sur la situation au Xinjiang.

La Chine a vivement réagit à cette proposition, assurant que « les problèmes liés au Xinjiang ne concernent pas l’ethnicité, la religion ou les droits de l’homme ».

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Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, a indiqué que les mesures prises dans la région autonome du Xinjiang « visent à lutter contre le terrorisme violent, la radicalisation et le séparatisme et ont tout à voir avec la protection de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de la sécurité nationale de la Chine ».

« Une poignée de pays ont tenté d’utiliser les problèmes liés au Xinjiang pour s’immiscer dans les affaires intérieures de la Chine, discréditer la Chine et contenir et entraver le développement de la Chine. Leurs calculs politiques n’aboutiront pas », a assuré ce dernier.

Lors d’un point presse, le porte-parole de la diplomatie chinoise a indiqué que « certains pays occidentaux utilisent le Conseil des droits de l’homme comme outil de manipulation politique. Ils appliquent de manière flagrante deux poids deux mesures et sont allés jusqu’à nommer et blâmer certains pays en développement et à faire ouvertement pression sur eux ».

Selon lui, « cela a empoisonné l’atmosphère et conduit à une aggravation de la confrontation au Conseil des droits de l’homme, ce qui est préjudiciable à la coopération internationale en matière de droits de l’homme. La communauté internationale rejette fermement une telle pratique ».

Wang Wenbin a exhorté « ces quelques pays occidentaux à se regarder attentivement, à réfléchir et à résoudre leurs graves problèmes de droits humains, notamment la discrimination raciale, la violence armée, la violation des droits des peuples autochtones et l’abus des sanctions unilatérales, et à remplir leurs obligations en matière de droits humains par des actions concrètes ».