En visite dans le pays du 21 au 23 mai, le vice-président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale, Ji Bingxuan, s’est entretenu avec le président gabonais Ali Bongo Ondimba, le président de l’Assemblée nationale gabonaise, Richard Auguste Onouviet, et la présidente du Sénat gabonais, Lucie Milebou.

Il a été question des investissements de la Chine au Gabon, notamment dans le commerce et les infrastructures. Ji Bingxuan a évoqué une « coopération fructueuse entre la Chine et le Gabon dans divers domaines manifestant d’une amitié traditionnelle solide entre les deux pays« .

Ce dernier a rappelé la rencontre en décembre 2016, entre le président chinois Xi Jinping et son homologue gabonais Ali Bongo Ondimba, au cours de laquelle, il a été convenu de hisser les relations sino-gabonaises au niveau d’un partenariat global de coopération, ouvrant ainsi une nouvelle ère de coopération et de nouvelles opportunités de collaboration bilatérales.

Ali Bongo peut être satisfait

Les échanges entre les institutions législatives des deux pays vont être renforcés et un consensus devrait établi, afin de « créer des environnements favorables à la coopération pragmatique ». De son côté, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a réaffirmé que « la Chine est un ami sincère du Gabon », se réjouissant du dynamisme du partenariat entre les deux pays.

Le président gabonais a reçu en audience, le 22 mai à Libreville, le vice-président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale de Chine, Ji Bingxuan a assuré à Ali Bongo qu’il fallait « encourager activement les entreprises chinoises à investir et à monter leurs affaires au Gabon ».

Un mois plutôt, en avril, le vice-président de la chambre de commerce internationale de Chine (CCOIC), Liu Shaoxi, également président du groupe Yihua, a échangé avec le chef de l’Etat, Ali Bongo, à propos des possibilités d’investissements qu’offre le pays.

Liu Shaoxi,  était à la tête d’une délégation d’hommes d’affaires composée d’une soixantaine de personnes, et représentant 32 entreprises chinoises opérant dans les secteurs du bois, des mines, de la pêche, des banques ou encore du tourisme d’affaires. Celle-ci a eu une présentation des projets prioritaires que le gouvernement souhaite développer, ainsi que les diverses opportunités d’investissement proposé par le pays.

« La crise économique que subit notre pays actuellement, nous oblige à rechercher des sources alternatives de financement de partenariats, donc à diversifier nos partenaires. La Chine est un réservoir important de partenaires, de financements, de technique, de savoir-faire pour notre économie« , a expliqué Alain Bâ Oumar, président de la Confédération patronale du Gabon.

Ce dernier a indiqué qu’à l’heure actuelle, la balance commercial penche davantage du côté chinois que gabonais. En effet, Beijing exporte au Gabon de nombreux biens et services et les entreprises chinoises sont très présentes dans le pays, dans la construction des infrastructures sportives (stades de football), des bâtiments publics, des routes, des ouvrages d’art, de l’énergie électrique, ainsi que des hydrocarbures.

Raison pour lesquelles, les autorités souhaiteraient attirer les entreprises chinoises au Gabon, afin de créer un maillage économique « gagnant-gagnant » et notamment permettre l’investissement chinois dans des usines de transformation des matières premières.