La crise sanitaire et les restrictions dues à la politique « zéro covid » ont incité les écoles internationales à tirer la sonnette d’alarme.

Ces dernières ont proliféré au cours des deux dernières décennies, alors que la Chine s’ouvrait aux investissements et aux talents étrangers. Mais désormais certaines estiment que leur survie est désormais en jeu, et que la qualité de l’enseignement risque de souffrir à long terme.

Environ 40% des enseignants quitteront leur emploi sur le continent asiatique au cours de l’année 2022, contre 30% l’année dernière et 15 % avant la pandémie, a indiqué un groupe de 66 écoles en Chine qui emploie environ 3 600 enseignants.

Il devient de plus en plus difficile de les remplacer, a déclaré à l’agence de presse Reuters, Tom Ulmet, directeur exécutif de ce groupe, l’Association des écoles internationales de Chine et de Mongolie (ACAMIS).

« Les gens du monde entier ont lu des articles sur les lockdowns et ne ressentent tout simplement pas le besoin de se soumettre à cela », a-t-il ajouté.

Ces écoles internationales sont aussi confrontées à une baisse des inscriptions d’étudiants étrangers, car les restrictions du Covid-19 ont conduit de nombreuses familles étrangères à partir, et d’autres restent à l’écart.

Cette situation a modifié la composition du corps étudiant dans de nombreuses écoles, augmentant le nombre d’étudiant chinois dont un parent possède un passeport étranger.

Avec des frais de scolarité pouvant dépasser 300 000 yuans (44 000 $) par an, la valeur annuelle totale des frais de scolarité payés aux écoles internationales est estimée à 55,4 milliards de yuans (8,2 milliards de dollars).

La Chine comptait 821 écoles internationales en 2019, selon le site Web d’éducation Xinxueshuo. Certaines écoles internationales pour les plus jeunes ont également dû faire face à l’évolution des réglementations.

De son côté, Pékin tente de limiter l’influence étrangère dans le système éducatif. D’ailleurs, la Harrow School britannique a retiré son nom d’une école affiliée à Pékin, tandis que la Westminster School a abandonné un projet d’écoles en Chine.