Une taxe applicable dès 2018 sera imposée aux industries polluantes. Des députés ont qualifié le projet de loi sur la taxe environnementale de « claire et pratique » et appelé à améliorer les règles sur l’utilisation des revenus fiscaux et les sanctions face à la fraude fiscale.

« Le projet de loi doit inclure des dispositions assurant l’utilisation des revenus de la taxe environnementale dans la protection de l’environnement« , a suggéré le député Lyu Wei pendant la discussion.

Pour le député Chen Weiwen, il est nécessaire d’avoir « des règles spécifiques clarifiant les sanctions contre les fraudeurs, tout en soulignant que les autorités chargées de l’environnement devaient coopérer avec l’Administration d’Etat des affaires fiscales, afin de renforcer la supervision à cet égard », a précisé l’agence de presse, Xinhua.

Ainsi, les entreprises devront payer des redevances non seulement pour leur pollution de l’air, mais aussi de l’eau. Chaque tonne de charbon, les déchets dangereux et la pollution sonore seront soumis à cette nouvelle taxation.

Wu Lihong, un militant écologiste chinois, a expliqué à l’Agence France Presse qu’aujourd’hui « il n’y a pas une rivière qui soit propre, pas une terre qui soit saine. Et avec le froid qu’il a fait dans le nord du pays, l’air était très pollué… On a sacrifié la population pour que le pays se développe ».

Premier consommateur mondial de charbon, la Chine produit 60% de son électricité grâce au charbon. Le pays a été l’un des premiers Etats à avoir ratifié l’accord de Paris sur le climat. D’ailleurs, le gouvernement a lancé plusieurs mesures visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à protéger l’environnement et à développer l’innovation dans les énergies propres et l’économie verte.

De plus, un satellite d’observation des émissions de gaz à effet de serre a été récemment lancé dans l’espace afin de s’assurer que l’ensemble des pays respectent leurs engagements en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre.