La Chine compte 118 hommes pour 100 femmes. Le nombre d’hommes célibataires ne cessent d’augmenter en raison de ce déséquilibre démographique, qui ne devrait pas s’inverser d’aussitôt. Pour répondre aux besoins sexuels et affectifs des hommes, des entreprises produisent des poupées sexuelles plus vraies que nature, et de plus en plus robotisées.

Le sexe est un tabou en Chine, d’ailleurs le gouvernement interdit les films pornographiques, mais autorisent les sexdoll (poupée sexuelle) et les sextoys (jouets sexuels). En effet, Katrien Jacobs, spécialiste du sexe en Chine, à l’Université chinoise de Hong Kong, a expliqué à RTS qu’il est « plus facile de vendre des sextoys que de regarder du porno, car c’est moins menaçant pour le gouvernement ».

Avec les avancées technologiques, les poupées deviennent de plus en plus réalistes. Faite de silicone ou de TPE, matière plastique plus flexible sur le silicone mais aussi de métal, ces poupées auparavant gonflables sont désormais robotisées.

Certains industriels prévoient d’ailleurs que « d’ici 5 ans, toutes les poupées sexuelles robotisées », a indiqué un représentant de la société Bride Robot.

D’ailleurs, une réplique robotisée de l’actrice Scarlett Johansson (Avengers) fait fureur en ce moment, son inventeur Ricky Ma, prône pour une libéralisation de la robotisation. Son but permettre à chacun de créer son propre robot sexuel et d’autres robots utilitaires.

Designer de Hong-Kong, Ricky Ma a dépensé plus de 50’000 dollars (45’650€) pour concevoir ce robot humanoïde.  En 2014, il investi au départ près de 44’000 € et obtient un robot humanoïde à la voix féminine, dont le visage est calqué sur celui de l’actrice américaine.