La Chine a enregistré le 19 décembre ses premiers morts depuis l’assouplissement des mesures sanitaires « zéro Covid ». Dans le même temps, les hôpitaux et crématoriums de Pékin sont débordés par une vague de cas sans précédent.

La Chine a changé sa politique très stricte de lutte anti-Covid suite aux manifestations qui ont eu lieu dans tout le pays au début du mois de décembre. Pékin a levé la plupart des restrictions sanitaires en vigueur durant près de trois ans.

Depuis cette levée des restrictions, l’épidémie de Covid-19 explose mais son ampleur est « impossible » à déterminer, selon les autorités elles-mêmes, car les tests de dépistage ne sont plus obligatoires.

Des experts craignent que le pays soit mal préparé à une vague d’infections, alors que des millions de personnes âgées et vulnérables ne sont toujours pas vaccinées.

Le 19 décembre, les autorités ont rapporté la mort de deux patients à Pékin, les seuls à ce jour depuis la levée des restrictions le 7 décembre, selon l’agence de presse, Belga. Des témoignages font état d’une recrudescence de décès dans les hôpitaux et de crématoriums débordés.

De plus, les médicaments anti-grippaux manquent dans les pharmacies. Dans plusieurs régions du pays, il est désormais autorisé de continuer de venir au travail même si la personne est contaminée.

Le 19 décembre, la Commission nationale de la santé a signalé la veille 1.918 cas confirmés de COVID-19 transmis localement. Un total de 1.344 patients atteints de la COVID-19 sont sortis de l’hôpital après leur guérison sur la partie continentale de la Chine le 18 décembre, a indiqué la commission dans son rapport quotidien.

Le 18 décembre, deux nouveaux décès liés à la COVID-19 ont été enregistrés, le bilan total s’établissant à 5.237 décès, selon l’agence de presse, Xinhua.