Les autorités hongkongaises ont reporté ce 12 juin l’examen d’un projet de loi controversé visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale, alors que des dizaines de milliers de manifestants bloquaient plusieurs artères principales au coeur de la ville pour dire leur refus du texte.

Des milliers de protestataires vêtus de noir ont encerclé les bâtiments du gouvernement, afin d’exiger le retrait du projet soutenu par le gouvernement chinois. Des policiers anti-émeutes étaient déployées pour l’occasion, et étaient bien moins nombreux que les protestataires.

Les contestataires s’étaient mobilisés en vue de l’examen en deuxième lecture par le Conseil législatif (Legco, Parlement) du projet de loi. Face à l’importance de la foule, qui continuait d’enfler au fur et à mesure de la soirée, le président du LegCo, dominée par les députés pro-Beijing, a annoncé que les débats étaient reportés à une « date ultérieure ».

Le texte a suscité les critiques de pays occidentaux ainsi qu’une levée de boucliers des hongkongais. De son côté, Beijing a exhorté Washington à «ne plus s’ingérer dans les affaires de Hong Kong»

La Chine a dénoncé le 11 juin les «propos irresponsables et erronés» des Etats-Unis à propos du projet de loi hongkongais controversé prévoyant d’autoriser les extraditions vers la Chine continentale, après les inquiétudes exprimées par Washington.

«Nous appelons les Etats-Unis (…) à être prudents dans leurs paroles et leurs actes, et à ne plus s’ingérer dans les affaires de Hong Kong et dans les affaires intérieures de la Chine, sous quelque forme que ce soit», a déclaré lors d’une conférence de presse régulière Geng Shuang, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.