Lors de la clôture du 4ème Forum sur la coopération médiatique Chine-Afrique à Beijing, une déclaration conjointe a été publié sur l’approfondissement des échanges et de la coopération.

Abrogée par plus de 400 responsables gouvernementaux et des médias des pays africains et de la Chine, cette déclaration stipule que « les médias chinois et africains intensifieront le dialogue en matière de politique, renforceront la coopération dans les secteurs clés, tels que la couverture des actualités, la production de contenus et le développement de canaux, et continueront de soutenir la numérisation des médias et le renforcement des capacités en Afrique ».

Pour Nie Chenxi, directeur de l’Administration d’Etat de la radio et de la télévision, « le forum a joué un rôle important dans le développement du partenariat stratégique et de coopération global entre la Chine et l’Afrique depuis sa création en 2012 ».

Ce dernier a vanté la coopération médiatique Chine-Afrique, qui « a connu une opportunité historique sans précédent ces dernières années ». Nie Chenxi s’est engagé à renforcer la coopération médiatique, y compris via l’amélioration de la communication en matière de politiques médiatiques et le renforcement de la coopération industrielle.

De son côté, Seyoum Mekonen Hailu, PDG d’Ethiopian Broadcasting Corporation, a salué les échanges de délégations entre la Chine et l’Afrique, permettant une compréhension mutuelle de leurs cultures, histoires et modes de vie.

Ce dernier a indiqué que cette coopération a permit à « plusieurs professionnels du continent l’occasion de voir comment la Chine s’était développée et de participer à des formations ». « Ce genre de forum et d’autres moyens approfondissent notre coopération et la confiance mutuelle. De plus en plus de professionnels des médias doivent venir observer la Chine et y étudier. Cela aide en retour à promouvoir les relations sino-africaines », a-t-il ajouté.

D’autant plus que selon Dora Siliya, ministre zambienne de l’Information et de la Communication, « l’accent mis par la Chine sur la coopération plutôt que sur la coercition a généré des conditions favorables pour l’épanouissement de ses relations avec de nombreux pays africains ».

D’où l’importance de ce forum qui offre aux responsables africains « une opportunité de partager des idées sur la façon dont notre secteur des médias peut tirer des leçons de l’expérience de la Chine en matière de politique et identifier certaines mesures pouvant être utiles dans nos situations ».

La coopération médiatique sino-africaine est une nouvelle alternative pour les dirigeants chinois et africains

« pendant plus de 150 ans, les informations à l’échelle mondiale ont été pour la majeure partie produites par les médias des pays riches, qui les ont diffusées vers les pays pauvres. (…) Depuis des décennies, des pays en développement ont mené une bataille difficile contre la dominance de l’Occident dans le flux des informations à l’échelle mondiale. Grâce à l’émergence du monde en développement, un rééquilibre dans ce domaine commence à pointer à l’horizon. Ce changement ouvre une scène à la Chine et à l’Afrique pour faire entendre leur voix et faire connaître au reste du monde ce qui se passe véritablement sur leurs terres ».