Réunion APEC : Trouver une solutions aux crises

par | Juil 16, 2021 | Asie/Pacifique, MONDE

 Les dirigeants de la région Asie-Pacifique, dont les présidents américains Joe Biden et chinois Xi Jinping, ont participé le 16 juillet à une rencontre virtuelle pour discuter de coopération contre l’épidémie de Covid-19 et ses répercussions économiques.

Cette rencontre des dirigeants des pays du Forum de Coopération économique Asie-Pacifique (Apec) a été organisée en urgence par la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern. Cette dernière doit également organiser le Sommet de l’APEC, en novembre 2021, mais le contexte sanitaire  imposait de traiter sans tarder certaines questions.

«C’est une occasion unique pour que les dirigeants de l’APEC discutent de la façon dont nous aidons notre région à traverser la crise sanitaire et à accélérer la reprise économique», a déclaré Jacinda Ardern.

La Maison-Blanche a assuré avant le sommet que les États-Unis avaient l’intention de servir d’«arsenal de vaccins dans la région». En effet, ce sommet a été l’occasion pour le président américain de rencontrer de nombreux dirigeants de la région pour la première fois depuis son entrée en fonction en janvier 2021.

Ses ambitions sont claires, il souhaite une région «indo-pacifique libre et ouverte», selon des responsables américains, et notamment freiner l’infkuence de la Chine dans la région.

Le président russe Vladimir Poutine, les Premiers ministres japonais Yoshihide Suga et australien Scott Morrison ont particité à cette rencontre de l’Apec, dont les pays membres produisent 60% du PIB mondial.

La question est de savoir si Joe Biden et Xi Jinping ont mit de côté les rivalités de plus en plus tendues pour coopérer comme le souhaite Jacinda Ardern. Washington accuse la Chine de manque de transparence sur les origines de la pandémie, alors que les différends commerciaux et la question du traitement de la minorité ouïghoure en Chine suscitent des tensions entre les Etats-Unis et la Chine.

Jacinda Ardern souhaite également accroitre les pouvoirs de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ainsi que des dispositifs transfrontaliers pour identifier et réagir au plus vite aux futures épidémies. «Il est évident que notre communauté internationale n’était pas correctement préparée pour le Covid-19», a-t-elle souligné.

La Première ministre néo-zélandaise a aussi plaidé pour une meilleure coopération internationale sur les vaccins, jugeant que les clusters de Covid-19 incontrôlées du variant Delta en Thaïlande ou en Indonésie rappellent à quel point les États auraient tort de compter uniquement sur la vaccination de leur population au détriment de la coopération internationale. «Personne ne sera en sécurité avant que tout le monde ne soit en sécurité», a-t-elle dit.

En effet, la Thaïlande, l’Indonésie, les Philippines ou encore la Malaisie voient, au cours de ce mois de juillet , le nombre quotidien d’infections atteindre des pics jamais approchés depuis janvier 2020. Or le variant Delta, plus infectieux, est devenue la souche dominante des contaminations. D’ailleurs, l’épidémie a aussi redémarré, au Japon, en Corée du Sud ou encore en Australie, où des restrictions de mouvement ont été rétablies.

Jacinda Ardern souhaite notamment plus de ressources pour Covax, le programme de l’ONU visant à garantir un accès équitable aux vaccins car les pays pauvres peinent à réunir suffisamment de doses. Alors que dans certains pays développés, 70% de la population est vaccinée, dans d’autres, cette proportion est inférieure à 1%, selon l’ONU.

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Face à ces difficultés, s’ajoutent les crises politiques  notamment en Birmanie sui pèsent sur la région. Pour la Banque mondiale, la croissance de l’ensemble de l’Asie de l’Est et la région Pacifique a été revu à la baisse. La banque espère une progression de 4% du PIB de la zone, sans intégrer les performances de la Chine, sur l’année 2021. En mars, elle présageait sur une hausse de 4,4%.

«Les économies de l’APEC ont déjà souffert, l’an dernier, de leur plus forte contraction depuis la Seconde Guerre mondiale et 81 millions d’emplois ont été perdus», a indiqué Jacinda Ardern pour justifier la réunion d’urgence de l’APEC, afin de proposer une réponse globale à la crise.

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