Cyrus-Emmanuel Sandy, Directeur de publication du quotidien MEDIAS+, Coordonnateur National du Réseau des Journalistes et Médias Centrafricains pour l’Initiative ‘La Ceinture et la Route’ (RJMCR)

Par Cyrus-Emmanuel Sandy – Lorsque le coronavirus est apparu et a commencé à faire des ravages à Wuhan, une ville de la province chinoise de Hubei, en début 2020, il y a eu dans le monde des gens qui s’en étaient réjouis comme si cette maladie apparue en République populaire était une invention des Chinois ou une malédiction chinoise. « Coronavirus c’est l’affaire des Chinois, cela ne regarde qu’eux, qu’ils se débrouillent !» (sic), disaient ceux-là qui se sont affichés et s’affichent encore comme des ennemis irréductibles de la Chine.

Parmi les plus critiques de la République populaire de Chine qui enregistrait dangereusement des décès provoqués par le coronavirus, pleurait ses morts et se battait pour maitriser la situation, se trouvait le premier citoyen du monde (j’allais dire de la première puissance du monde), je veux nommer Donald Trump, président des Etats-Unis d’Amérique (USA). Se moquant proprement du malheur des Chinois confrontés au terrible fléau du siècle, cet Américain d’origine allemande s’est même permis de qualifier le covid-19  de « virus chinois ». Une manière ironique et tendancieuse de dire que:

  • le coronavirus est une invention chinoise; par conséquent,
  • seuls les Chinois vont souffrir des conséquences de leur invention.

Un tel propos on ne peu maladroit, inamical, moqueur, inopportun, à la limite inhumain, venant surtout d’un chef d’Etat dont le pays contribue beaucoup financièrement, scientifiquement et techniquement à la lutte contre les maladies dans le monde, n’est pas passé inaperçu. Plusieurs personnalités et institutions du monde politique, diplomatique, sanitaire, humanitaire, scientifique et technique, ont critiqué les propos tendancieux et irresponsables du président américain contre la Chine, pays dont la contribution à la lutte contre les épidémies et pandémies dans le monde n’est pas à nier.

Seulement voilà: alors que le pays de Mao a réussi l’exploit en soixante jours seulement de stabiliser la situation à l’intérieur (il n’y a pratiquement plus des cas de décès dus au coronavirus depuis fin mars sur le territoire chinois), c’est le pays de Donald Trump qui a pris le relai de la mortalité galopante due au coronavirus. En l’espace d’un mois, les Américains ont enregistré un score jamais égalé de décès dus au covid-19. Pour la seule journée du lundi 06 avril 2020, 1150 décès à coronavirus ont été enregistrés, selon la RFI. Du coup, les USA ont franchi le seuil de 10 000 morts du covid-19 toujours selon la RFI, un chiffre que la Chine n’a pas atteint, cette Chine accusée à tort d’être terre natale et lieu de propagation du coronavirus. Ironie du sort et de l’histoire !

Selon les informations diffusées le 06 avril par TN24, « le nombre de personnes confirmées infectées par l’épidémie aux Etats-Unis a dépassé 215.000 ». Et depuis le 10 avril 2020, les médias internationaux et surtout occidentaux annoncent un nombre inquiétant des personnes tuées aux Etats-Unis par le covid-19: plus de 14.000 ! Du coup, covid-19 est devenu le « virus américain » à cause de l’important taux de décès dû à la maladie enregistré quotidiennement depuis un mois au pays de l’oncle Sam.

C’est dire que le péril coronavirus est réel aux Etats-Unis d’Amérique. A New York où se trouvent les sièges d’importantes institutions et organisations politiques, économiques et financières du monde comme l’ONU, la Banque mondiale, le FMI, le World Trade center ou le Centre du commerce mondial…, les gens sont sur le qui-vive, tant le rythme des décès à coronavirus est trop rapide. L’image du pays considéré comme la première puissance du monde en prend un grand coup, comme après les tristes évènements du 11-septembre 2001. Donald Trump est paniqué. Sa popularité a chuté depuis que le coronavirus a élu domicile dans son pays et tue sans pitié.

Et lorsque les Américains détournent les kits chinois anti-coronavirus destinés à la France, cela fait pitié en plus du sourire. En effet, que la première puissance économique et scientifique du monde devienne un petit voleur de kits médicaux de prévention de maladie, voilà la preuve de l’impuissance de la grande puissance.

Que celui qui s’est bien moqué des Chinois dès l’apparition du coronavirus soit rattrapé rapidement par la même maladie, voilà l’ironie du sort qui peut amener à penser et à dire que ce qui est en cours est une guerre bactériologique d’origine américaine.
Au vu du ravage que fait le covid-19 aux USA, une seule leçon est à retenir: il ne faut jamais se moquer de quelqu’un qui est gravement malade, car la même maladie dont il souffre peut vous frapper avec toute votre famille demain, après lui. « Cela n’arrive pas qu’aux autres », dit la sagesse populaire.

Que Dieu protège l’Amérique et le monde !

Cyrus-Emmanuel Sandy, Directeur de publication du quotidien MEDIAS+, Coordonnateur National du Réseau des Journalistes et Médias Centrafricains pour l’Initiative ‘La Ceinture et la Route’ (RJMCR) –Bangui, République Centrafricaine