D’après l’agence de presse sud-coréenne, Yonhap, le ministre des Affaires étrangères, Chung Eui-yong, a affirmé que la Corée du Sud s’est abstenue de faire des commentaires spécifiques concernant les affaires internes de la Chine telles que les questions des droits de l’Homme dans le Xinjiang et à Hong Kong.

Les ministres des Affaires étrangères chinois, Wang Yi et sud-coréen, Chung Eui-yong

D’ailleurs, la déclaration conjointe du sommet entre le président Moon Jae-in et le président américain Joe Biden a mit en exergue ce positionnement.

Lors d’un point presse du gouvernement sur le résultat du sommet sud-coréano-américain, le ministre Chung Eui-yong a expliqué pourquoi les deux chefs d’États n’ont pas mentionné la question des droits de l’Homme en Chine, malgré une mention faite sur la même question à propos de la Corée du Nord.

Le ministre sud-coréen a noté que «notre gouvernement s’est abstenu de faire des commentaires spécifiques sur les affaires internes en tenant compte de la particularité des liens entre la Corée du Sud et la Chine malgré l’existence de différentes discussions au sein de la communauté internationale sur ce sujet».

Ce dernier a ajouté que «cette position de notre gouvernement a été reflétée dans la déclaration conjointe» du sommet entre Moon Jae-in et Joe Biden.

Concernant la question des droits de l’Homme en Corée du Nord, mentionnée dans cette déclaration, Chung Eui-yong  a indiqué que «cela n’est pas une question ‘d’évaluation’ de la situation des droits de l’Homme en Corée du Nord, mais c’était pour montrer l’engagement de notre gouvernement à améliorer la situation en Corée du Nord en incluant des phrases positives puisque nous sommes concernés directement».

Concernant la réaction de la Chine sur la mention autour du détroit de Taïwan dans la déclaration conjointe, Chung Eui-yong a  expliqué que le terme a été ajouté afin de mettre en avant le maintien de la paix et de la stabilité régionale.

«Nous comprenons bien la spécificité des relations trans-détroits entre la Chine et Taïwan et la position de notre gouvernement n’a pas changé sur ce point précis», a déclaré le ministre Chung Eui-yong.

Ce dernier a affirmé que «la paix et la stabilité régionales sont un souhait partagé par tous les acteurs qui se trouvent dans la région et un contenu minime et de principe a été inclus (dans cette déclaration)».

A la suite de la publication de la déclaration conjointe du premier sommet en personne entre Moon Jae-in et Joe Biden, la Chine a fait part de son mécontentement sur la mention du détroit de Taïwan et a dit vouloir maintenir sa politique d’une seule Chine quant à la question de Taïwan.

En effet, «la Chine espère que le développement des relations entre les Etats-Unis et la République de Corée sera favorable à la paix, à la stabilité, au développement et à la prospérité de la région, au lieu d’être préjudiciable aux intérêts des tiers, dont la Chine», a déclaré Zhao Lijian, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Ce dernier a réagit à la déclaration conjointe publiée après une récente rencontre entre les présidents de la République de Corée, et des Etats-Unis, qui annonce le renforcement de leur alliance.

Zhao Lijian a indiqué que «la question de Taïwan est une affaire purement interne à la Chine concernant sa souveraineté et son intégrité territoriale, et ne tolère aucune ingérence extérieure».

«Nous exhortons les pays concernés à faire preuve de prudence dans leurs paroles et leurs actes sur la question de Taiwan et à ne pas jouer avec le feu», a souligné le porte-parole de la diplomatie chinoise.

Concernant la question de la mer de Chine méridionale, Zhao Lijian  a indiqué que «tous les pays jouissent de la liberté de navigation et de survol en mer de Chine méridionale conformément au droit international, et que les pays concernés en sont bien conscients».