Taiwan est le sixième territoire dans le monde et le premier en Asie en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, selon le rapport 2022 sur les inégalités de genre publié par le gouvernement taïwanais.

Selon le site des autorités taiwanaises, ce rapport reprend la méthodologie de l’indice sur les inégalités de genre (IIG) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

En 2010, le PNUD a mis au point un indicateur pour mesurer la disparité entre les sexes. Cet indice est une mesure composite reflétant la perte de développement humain due à l’inégalité des réalisations entre les femmes et les hommes dans trois dimensions : la santé génésique, l’autonomisation et le marché du travail.

L’indice va de 0, score indiquant que les femmes ont un traitement égal aux hommes, à 1, cas dans lequel la condition des femmes est la plus mauvaise, quelle que soit la dimension mesurée.

D’après les calculs du ministère de la Comptabilité nationale et des Statistiques et le département de l’Égalité entre les sexes du Yuan exécutif, le score de Taiwan s’établit désormais à 0,045, sur la base des données de 2019.

Dans le monde, le pays le plus égalitaire est la Suisse, suivie du Danemark, de la Suède, des Pays-Bas et de la Belgique. En Asie, Taiwan devance notamment la Corée du Sud (12e), Singapour (13e), le Japon (25e) et la Chine (40e).

Parmi les données prise en compte, le taux d’activité (part de la population en emploi ou à la recherche d’un emploi) des femmes a continué à progresser pour atteindre 51,4% en 2020, en hausse de 1,5 point de pourcentage en dix ans, a souligné le département de l’Egalité entre les sexes. L’écart de rémunération horaire entre les hommes et les femmes est de 14,8%.

Sur la scène politique, l’élection récente de la députée Lin Ching-yi, lors de la législative partielle organisée dans la deuxième circonscription de Taichung, la part des femmes au sein du Yuan législatif est désormais de 42,5%, selon le département de l’Égalité entre les sexes.

Les données montrent également une hausse de 2,17% du nombre de femmes employées dans le secteur de la recherche et développement en 2020 avec un contingent de plus de 94000 femmes recensées.

Au regard des dernières années, le secteur R&D connaît une croissance constante de la main d’œuvre féminine avec 83 000 femmes en 2016, 86 000 en 2017 et 89 000 en 2018. Elles occupent principalement un poste de chercheuse ou de technicienne.

Cependant, les femmes restent encore très minoritaires par rapport aux 257 000 employés masculins en R&D. En 2020, le bureau des statistiques a recensé une hausse générale de 2,4% des emplois en R&D pour 351 000 salariés. 58,1% travaillent dans le pôle recherche, 34,6% sont techniciens-ingénieurs et 7,2% sont assistants-techniciens.