En dépit des nombreux progrès en la matière, les 19 millions d’électeurs ont voté le 24 novembre pour les municipales, ainsi que dix référendums dont deux sur le mariage pour tous et un sur la participation aux JO sous la bannière «Taïwan» et non plus «Taïpeichinois».

Pionnier du continent asiatique sur les droits des LGBTQ+, les défenseurs des droits des LGBTQ à Taïwan attendaient cependant avec inquiétude les résultats de ce référendum sur le mariage entre personnes du même sexe.

Ces derniers craignaient un recul des droits de la communauté LGBT, ce qui pourrait être le cas désormais.
Le référendum stipulant que le mariage devait être une union entre un homme et une femme a réuni plus de 6 millions de voix, largement plus que le soutien apporté à un référendum en faveur de ce droits pour les couples homosexuels.

Les deux référendums anti et pro-mariage gay ont reflété les fractures de la société sur ce sujet, alors que le gouvernement tarde à appliquer la décision de la Cour constitutionnelle légalisant le mariage homosexuel.

En effet, en mai 2017, un arrêt déposé par la justice taïwanaise avait pourtant ouvert la voie à la légalisation du mariage entre deux personnes de même sexe. La Cour constitutionnelle de Taïwan avait alors donné deux ans au gouvernement pour faire de Taïwan le premier pays d’Asie à légaliser le mariage gay.

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Les défenseurs de la famille avaient alors décidé de proposer trois référendums, l’un réclamant que le mariage soit défini par la loi comme l’union d’une femme et d’un homme, l’autre demandant une loi spécifique sur les unions entre personnes du même sexe et le dernier pour exiger la fin de l’enseignement obligatoire des questions LGBT à l’école.

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Les groupes pro-gays avaient eux proposés deux référendums pour réclamer l’égalité des droits devant le mariage et l’autre le développement de l’enseignement sur l’égalité de genre et l’identité sexuelle.

En dépit de ce vote contre le mariage homosexuel, le gouvernement a assuré que les résultats n’auraient pas de conséquence sur l’application de l’arrêt de la juridiction suprême.