Parmi les référendums controversés, l’un d’entre eux concerne la participation de la République de Chine aux prochains Jeux olympiques sous la bannière «Taïwan», et non «Taïwan chinois». Les taïwanais ont décidé de conserver leur «Taïwan chinois». 

Les autorités chinoises ont une attention particulière aux questions de nom, d’emblèmes et de drapeaux lors d’événements internationaux. D’autant que Beijing considère Taïwan comme partie intégrante de son territoire.

A l’annonce de ce référendum, Beijing et son Bureau des affaires taïwanaises a prévenu que Taïpei «devra avaler ses propres fruits amers» et sacrifier les chances de ses athlètes de concourir dans des arènes internationales.

En effet, le Comité international olympique (CIO) a prévenu les autorités taïwanaises que ces athlètes risquaient de perdre leur droit à concourir aux jeux Olympiques en 2020 en cas de changement de nom.

Tout changement de nom relève de sa compétence, a rappelé le CIO qui a indiqué à Taïpei qu’une disposition de la charte olympique lui permet de suspendre un comité national si ses activités sont «entravées» par le gouvernement.

Toute tentative pour faire pression sur le comité local sera considérée comme une ingérence extérieure qui pourrait déboucher sur des «mesures protectrices», avait alors souligné les responsables dans leur lettre.

Près d’une centaine d’athlètes et entraîneurs se sont rassemblés au Comité olympique Taïpei chinois (CTOC) en brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : «Je veux participer aux JO», «Soutien au Taïpei chinois» ou encore «La politique ne doit pas interférer dans les sports».

Ces célèbres sportifs taïwanais sont soutenus par la plus haute instance sportive de l’île, qui a affirmé que sa position était de «protéger les droits des athlètes à concourir pour leur pays» et a assuré qu’elle suivrait les règles édictées par le CIO.