La police ferroviaire de la province du Yunnan a annoncé le démantèlement d’un réseau transfrontalier de trafic d’êtres humains. La police a également libéré 11 femmes vietnamiennes qui avaient été enlevées.

Un total de 23 suspects venant du Yunnan et du Henan, ont été arrêtés, a annoncé la police. Cette dernière a identifié en février 2018 dans une gare du Yunnan, une femme avec un billet acheté avec la carte d’identité d’une autre personne.

La jeune femme ne disait rien, mais l’homme qui voyageait avec elle empêcher la police de lui parler. Cet homme, venant de l’Anhui, a avoué avoir acheté cette femme vietnamienne auprès de deux trafiquants du Yunnan.

Après une enquête plus approfondie, une bande transfrontalière de trafiquants d’êtres humains a été trouvé. Elle enlevait et faisait du trafic de femmes du Vietnam vers la Chine. La police a mené une enquête dans les provinces du Yunnan et du Henan et a arrêté 23 suspects jusqu’à présent. L’enquête est toujours en cours.

Ce trafic n’est pas nouveau en Chine. D’ailleurs les hommes qui achètent des femmes, via le trafic, sont appelés les « branches esseulées ». D’ailleurs d’après une étude publiée en 2013, ils devraient être 35 millions d’hommes d’ici 2020 à ne pas pouvoir trouver l’âme sœur.

Des trafics illégaux se sont donc organisés pour marier ces solitaires. Des milliers de femmes venant des régions rurales du Vietnam, du Laos, de Birmanie ou d’Indonésie arrivent en Chine. Ces femmes sont vendues comme des esclaves, auxquelles les trafiquants font miroiter une meilleure.