La Mongolie intérieure et Beijing étaient enveloppés ce 15 mars dans un épais nuage de poussière brune, en raison de vents puissants en provenance du désert de Gobi et de régions du nord-ouest de la Chine.

L’agence nationale de météorologie a qualifié ce phénomène de plus importante tempête de sable depuis une décennie. Enveloppée de poussière jaune avec une visibilité inférieure à 1 km, le département météorologique de Beijing a émis une alerte jaune aux tempêtes de sable, le troisième niveau le plus sévère.

En réponse à ce temps poussiéreux, l’aéroport international Daxing de Beijing a lancé un mécanisme d’opération en cas de faible visibilité, celle-ci étant réduite à seulement 400-800 mètres à l’aéroport, affectant ainsi un certain nombre de vols.

Ces conditions météorologiques dureront jusqu’à lundi 14h00 et la visibilité devrait s’améliorer progressivement par la suite, selon les prévisions du département météorologique.

A Beijing, l’indice de la qualité de l’air a atteint ce 15 mars matin le seuil maximal de 500, avec des concentrations de particules en suspension (PM2,5) supérieures à 300 microgrammes par mètre cube – nettement au-dessus des normes habituelles de la Chine, autour de 35 microgrammes par mètre cube.

La capitale connaît régulièrement des tempêtes de sable en mars et en avril à cause de sa proximité avec l’immense désert de Gobi et de la déforestation et de l’érosion des sols dans le nord du pays.

La Mongolie voisine faisait aussi face à des tempêtes similaires, avec au moins 341 personnes portées disparues, a rapporté l’agence de presse Xinhua.

D’après son bulletin météorologique, la tempête de sable a soufflé depuis la région autonome de Mongolie intérieure (nord de la Chine) sous l’effet de cyclones et de vents forts.

Cette tempête est arrivée le 14 mars dans la soirée du nord-ouest du Hebei, province voisine de Beijing, avant de se déplacer vers la capitale du pays.