Le Brésil, touché par un scandale de viande avariée, a obtenu que la Chine, un de ses principaux marchés, reprenne les importations de ses produits, a indiqué samedi le ministère brésilien de l’agriculture.

« La Chine a annoncé aujourd’hui la réouverture totale de son marché aux viandes brésiliennes« , a affirmé le ministre de l’Agriculture, Blairo Maggi, cité dans un communiqué, ce dimanche 26 mars. Jeudi 23 mars, le président brésilien Michel Temer avait annoncé son intention d’appeler son homologue chinois Xi Jinping pour fournir des « éclaircissements » sur ce scandale.

2nd acheteur de viande bovine et de poulet en provenance du Brésil, la Chine a suspendu ses importations dès lundi 20 mars, suscitant de vives inquiétudes de la part du gouvernement chinois.

Sun Jiwen, porte-parole du ministère du commerce a indiqué que le gouvernement « est fortement préoccupée par la question de la qualité », ajoutant que les autorités chinoises ont pris des « mesures provisoires » en réponse à cet incident.

Il a exhorté jeudi 24 mars, le Brésil à prendre des mesures pour assurer la qualité de ses viandes et de ses produits exportés vers la Chine, a indiqué Sun Jiwen, souhaitant que les coupables soient « sévèrement punis« . Le gouvernement « aimerait être tenue informée de l’évolution de la situation« , a indiqué le porte parole.

Pendant plusieurs jours, les autorités brésiliennes ont tenté de relativiser l’ampleur du problème, rappelant que le pays dispose de plus de 4 000 usines de transformation de viande et que seules 21 d’entre elles ont été incriminées.

« Cet incident nous a causé du tort parce qu’il a créé un problème international« , avait souligné le président brésilien dans un entretien diffusé mercredi soir sur la chaîne Globonews. « Je suis allé moi-même plusieurs fois en Chine et nous avons réussi à y introduire notre viande peu à peu. Ce fut un combat de 20, 30 ans », avait-il rappelé.

En 2016, les exportations brésiliennes de volaille vers la Chine ont dépassé les 859 millions de dollars (807, 46 millions d’euros), tandis que celles de viande bovine ont atteint la même année 702,7 millions de dollars (660,53 millions d’euros), selon le ministère brésilien du Commerce (MDIC).

Hong Kong, premier importateur de viande bovine pour plus d’1 milliard de dollars (940 millions d’euros) l’an dernier, a également fermé temporairement son marché.