Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, a annoncé des représailles contre les États-Unis, après l’annonce de Washington qu’il ne remettrait pas de visas aux responsables chinois soupçonnés de violations des droits de l’Homme.

Wang Wenbin, porte parole de la diplomatie chinoise

Les États-Unis ont annoncé le 21 décembre de nouvelles restrictions à l’octroi de visas aux responsables chinois afin d’interdire d’entrée aux États-Unis tous ceux qui seraient soupçonnés de violations des droits humains.

Les nouvelles restrictions concerneront «tous les responsables du Parti communiste chinois impliqués dans de telles activités répressives, peu importe où ils se trouvent», a déclaré dans un communiqué le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Ce dernier a évoqué la «répression des pratiques religieuses», des «minorités ethniques», des «dissidents», des «défenseurs des droits humains», des «journalistes», des «syndicalistes», des militants de la société civile ou des «manifestants pacifiques». Les membres de la famille de chaque responsable visé seront aussi privés de visa américain.

A la suite de cette annonce, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, a indiqué que la Chine condamnait «fermement» la décision de l’administration Trump. La Chine «continuera à prendre des mesures légitimes et nécessaires pour défendre résolument ses intérêts», a-t-il averti.

Washington a mit en place plusieurs restrictions de visas ces derniers mois contre des responsables ou étudiants chinois, de manière ciblée, dans le cadre de sa campagne contre la Chine, semblable à une guerre froide.

La Chine est devenue l’ennemi numéro 1 des Etats-Unis, qui considère Beijing comme un adversaire stratégique dans plusieurs domaines : télécommunications, technologies, IA, armement, commerce, etc.

Washington a ainsi annulé les visas de plus d’un millier d’étudiants et chercheurs chinois soupçonnés d’espionnage, et interdit l’entrée aux États-Unis aux responsables impliqués dans ce qu’ils considèrent comme des violations des droits des musulmans Ouïghours ou dans la répression à Hong Kong.

Il a aussi limité drastiquement l’entrée des membres du PCC. De son côté, la Chine a annoncé début décembre qu’il sanctionnerait les responsables américains qui se sont «mal comportés» dans le dossier hongkongais.