Les Etats-Unis ont réitéré le 13 juillet leur mise en garde aux entreprises américaines sur d’éventuels liens avec la région du Xinjiang en dénonçant le travail forcé et les violations des droits de l’homme dans cette région chinoise.

La Maison Blanche

«Compte tenu de la gravité et de l’étendue de ces abus, les entreprises et les particuliers qui ne se désengagent pas des chaînes d’approvisionnement, des sociétés et/ou des investissements liés au Xinjiang pourraient courir un risque élevé d’enfreindre la loi américaine», a annoncé le département d’État américain.

L’administration de Joe Biden a avertit dans un nouvel avis les entreprises américaines qu’elles risquent de violer la législation si leurs opérations sont liées, même « indirectement », au « vaste réseau de surveillance en pleine essor » du gouvernement chinois sur le Xinjiang.

Cette mise en garde s’applique également au soutien financier d’entreprises américaines à des sociétés de capital-risque et de capital-investissement.

La note du département d’État américain a souligné que le gouvernement chinois continue de commettre des « d’horribles abus » dans la région autonome du Xinjiang et ailleurs « en ciblant les Ouïghours, les Kazakhs et les Kirghizes, qui sont majoritairement musulmans, ainsi que les membres d’autres groupes ethniques et religieux minoritaires », ce que la Chine a toujours démenti.

Le 9 juillet, le gouvernement américain a ajouté à sa liste noire économique 14 entreprises chinoises soupçonnées de violations des droits de l’homme dans le Xinjiang.

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Selon un livre blanc, publié par le Bureau de l’information du Conseil des Affaires d’Etat, «certaines forces internationales dénaturent les progrès historiques réalisés en matière de droits de l’homme dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang, en Chine».

D’après les rapporteurs, «certains médias et politiciens étrangers propagent des rumeurs, des distorsions et des inventions de toute pièce. Il s’agit d’une campagne calculée visant à saper les énormes efforts déployés par le gouvernement chinois pour protéger l’égalité ethnique», indique le livre blanc.

«Leurs objectifs sont de discréditer la Chine, de s’ingérer dans les affaires intérieures du pays et de restreindre son développement, ainsi que de détruire la stabilité et la prospérité du Xinjiang», selon le document.

Ce livre blanc, intitulé « Respecter et protéger les droits de tous les groupes ethniques au Xinjiang« , indique que «le Parti communiste chinois et le gouvernement chinois ont appliqué une approche centrée sur le peuple pour protéger les droits de l’homme et que le Xinjiang a réalisé des progrès stables à cet égard au cours des plus de 70 années écoulées».

«Assurer et améliorer le bien-être du peuple est une priorité pour la Chine. Le pays a promu plusieurs entreprises au Xinjiang et partagé les fruits de la réforme et du développement avec tous les groupes ethniques, afin de garantir leurs droits égaux à la participation et au développement», ont écrit les rapporteurs.

D’ailleurs le 11 juillet lors d’un point presse, Elijan Anayat, porte-parole du gouvernement régional du Xinjiang, a assuré que «certaines forces américaines et occidentales anti-Chine avaient inventé des mensonges sur l’internat forcé des élèves au Xinjiang dans le but de salir la région et de trouver des excuses afin d’utiliser le Xinjiang pour contenir la Chine».