Beijing accueille une exposition consacrée au verre, intitulée « Danger and Beauty », dans la galerie Ici Labas, située à l’intérieur du district artistique 798 de Beijing jusqu’au 30 juillet.

Dans toute sa splendeur et son originalité, des artistes chinois et étrangers ont présenté leurs oeuvres de verre. Pour Wang Fucheng, le commissaire de l’exposition, « le verre est un matériau qui présente une caractéristique combinée de fragilité et de beauté ».

« Les artisans contrôlent la façon dont il est sculpté, mais dans le même temps, ils ressentent des incertitudes quant à son aspect final. L’exposition examine le moment où les artistes utilisent du verre dans leur création pour produire des œuvres satisfaisantes, et comment ils osent prendre les risques car le verre est fragile et flexible », a indiqué ce dernier.

Dans le livre « L’art chinois » (Alcide Picard, éditeur, Paris, 1910, 320 pages, plus de 130 illustrations. Première édition : Maison Quantin, Paris, 1887), l’art de la verrerie est expliquée et relayée par le site Chine Ancienne.

Ainsi, au Ve siècle, les chinois apprirent à fabriquer le verre, et perfectionnent une technique spécifique : le verre émaillé. Dès le IXe siècle, le verre était réservé à une fabrication de luxe, il était alors considéré comme une matière précieuse.

Plusieurs ont été pratiqués dans l’Empire du Milieu : le soufflage, le coulage et le moulage y ont toujours été usités. Mais, ce sont la taille et la ciselure profonde des verres à plusieurs couches colorées, que les verriers chinois ont créé leurs œuvres les plus originales.

La finesse de leur travail, leur ont permit d’atteindre une sûreté de main, une délicatesse de goût, et une fermeté de style, pour généralement des oeuvres de petite dimension et de formes peu variées : des coupes ou des tabatières.

Pour Wang Fucheng, les œuvres d’art en verre exposées à Beijing « démontrent un esprit expérimental d’artiste pour tester la limite des matériaux avec lesquels ils travaillent ».