La Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB), a annoncé ce jeudi  23 mars avoir accepté l’admission de 13 nouveaux membres, dont le Canada, portant à 70 le nombre de pays ayant rejoint l’institution.

Dans un communiqué publié sur son site internet, la BAII a précisé que ces adhésions sont une première depuis le lancement de ces activités en janvier 2016 .

Les nouveaux membres sont le Canada, l’Afghanistan, l’Arménie, la Belgique, l’Ethiopie, les îles Fidji, Hong Kong, la Hongrie, l’Irlande, le Pérou, le Soudan, le Timor oriental et le Venezuela.

Jin Liqun, président de la BAII

« L’intérêt manifesté à travers le monde concernant l’adhésion à la BAII illustre les progrès rapides que nous avons réalisés pour faire de la banque une institution internationale« , a noté Jin Liqun, président de la BAII.

« Je suis très fier que l’AIIB compte aujourd’hui des membres venant de presque tous les continents. Nous prévoyons d’examiner d’autres demandes d’adhésion au cours de l’année« , a déclaré ce dernier.

Les 13 membres prospectifs adhéreront officiellement à la BAII une fois qu’ils auront achevé les processus nationaux requis et effectué leur 1er versement de capital auprès de la banque.

« Les parts accordées à ces nouveaux membres prospectifs proviennent de la réserve existante de parts non allouées », a précisé la BAII. Avec 57 signataires lors de son établissement en 2015, la BAII vise à investir dans des infrastructures à travers l’Asie.

D’ici 2018, la BAII souhaite attirer des pays africains, outre l’Afrique du sud et l’Egypte déjà membres, et l’Éthiopie et le Soudan qui devraient devenir de nouveaux membres africains de la banque.

D’après le quotidien Le Monde, l’Algérie, la Libye, le Nigéria et le Sénégal devraient rejoindre la BAII, car « nous souhaitons développer des projets en Afrique, en coopération avec la Banque mondiale et la Banque africaine de développement afin de soutenir le processus d’industrialisation du continent », a indiqué le président de l’institution.

Pour l’ancien directeur de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, Carlos Lopes « l’arrivée de pays africains est très importante. L’Éthiopie, par exemple, devrait profiter pleinement des prêts de la BAII ».

Ce dernier a indiqué dans un entretien au Financial Times que « c’est une façon pour l’Afrique de montrer qu’elle n’est pas juste un récipiendaire de l’aide chinoise, mais qu’elle participe et soutient la politique chinoise sur le continent. Avec l’élection de Donald Trump, il faut s’attendre à ce que davantage de pays africains se tournent vers la Chine ».