Les nouvelles naissances ont atteint 17,86 millions en 2016, soit une hausse d’environ 1,4 million par rapport à la moyenne annuelle constatée sur la période 2011-2015.

D’après Yang Wenzhuang, responsable de la Commission du planning familial et de la santé nationale, « alors que le nombre total de femmes en âge de porter des enfants a baissé de cinq millions, le nombre de naissances a augmenté de manière significative, ce qui montre que les ajustements de la politique de planning familial ont été décidés à point nommé pour une très grande efficacité« .

Inquiets de l’impact de la politique de l’enfant unique, le gouvernement a décidé d’abroger cette loi afin de répondre au défis du vieillissement de sa population. Une mesure  qui a finalement porté ses fruits, en dépit des estimations alarmistes des démographes.

Yang Wenzhuang a indiqué que le nombre de femmes en âge de porter des enfants était en baisse de 5 millions par an sur la période 2016-2020, mais les autorités espèrent conserver un nombre de naissances compris entre 17 et 20 millions par an sur la période du 13ème Plan quinquennal.

Pour répondre à la hausse des naissances, le gouvernement a engagé une réforme de la santé, notamment dans le domaine obstétrique et pédiatrique. Ainsi, il est prévu d’augmenter le personnel médical.

En 2016, la Chine a enregistré 17,5 millions de naissances contre 16,55 millions en 2015, soit une hausse de 5,7%, selon des chiffres de la Commission nationale de la santé et du planning familial chinois.

Les démographes estiment que la population devrait atteindre environ 1,42 milliard de personnes à la fin de la décennie contre 1,37 milliard à la fin de 2015. Un chiffre certes supérieur aux précédentes estimations, mais selon une enquête de la Fédération des femmes, publiée en décembre, 53% des familles ayant déjà un enfant ne veulent pas en avoir un deuxième.

De plus, dans les zones urbaines, les couples conçoivent des enfants après l’âge de 30 ans en raison des dépenses élevées que cela génère.  Plus globalement, le coût de la vie est un puissant argument de dissuasion.

Xuejin Zuo, sociologue à l’académie des sciences sociales de Shanghai, a expliqué que « si vous voulez faire bondir la fertilité, vous pouvez certes l’encourager d’un point de vue politique, mais les conditions sociales et économiques ne sont pas remplies : par exemple l’éducation coûte très cher, le logement aussi, et la concurrence sur le marché du travail est très rude pour les jeunes couples. Il y a plein de facteurs qui ne favorisent pas un rebond de la natalité ». 

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