Selon une étude, parue dans « The British Medical Journal », 3 millions de chinois décèdent prématurément  tous les ans, à cause de cause pollution.

Les femmes et les personnes de plus de 60 ans sont les premiers concernés par les effets négatifs de la pollution. Dans un tel contexte, « The British Medical Journal » préconise aux autorités de réduire sa pollution atmosphérique au niveau recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Pour arriver à de telles conclusions, les chercheurs ont étudié,  de 2010 à 2013, 38 grandes villes de 27 provinces, dont Beijing, Guilin, Nanjing, Shanghai, Chengdu, Wuhan. Ils ont principalement étudié la pollution de l’air, les causes de mortalité de 350 638 patients, et les conditions environnementales.

En théorie, le seuil qu’il ne faudrait pas dépasser est de 20µg/m3 en moyenne annuelle. Mais, la concentration quotidienne de particules fines PM10 (émises surtout par le trafic routier, le chauffage et l’agriculture) atteignait en moyenne 92,9 µg/m3.

Le record étant détenu par la ville d’Urumqi, avec un maximum de 136 µg/m3. A l’inverse, un minimum de 66,9 µg/m3 a été observé à Qinhuangdao. Les résultats montrent qu’un changement de 10 μg/m3 dans les concentrations de PM10 entraîne une augmentation de 0,44% du nombre quotidien de décès.

L’estimation de l’effet des PM10 sur les décès dus à des maladies cardiorespiratoires était en moyenne de 0,62% (0,43% à 0,81%) pour 10 μg/m3 contre 0,26% (0,09% à 0,42%) pour les autres causes de mortalité.