Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, est en visite en Chine depuis hier et jusqu’au 9 décembre, afin d’inviter les entreprises chinoises à investir massivement au Gabon, « terre d’opportunités ».

Cette visite est le 1er déplacement international dans le cadre de la coopération bilatérale du nouveau mandat d’Ali Bongo, qui veut « insuffler une ambitieuse dynamique à une relation de plus de 40 ans ».

D’autant plus que la Chine est le 3ème fournisseur du Gabon avec un volume d’importation de 8,6% et son premier partenaire avec un volume d’exportation égal à 14,2%.

Ali Bongo va conforter cette relation et tenter d’attirer les investisseurs, dans le secteur de la transformation locale de ses matières premières. « Notre message vis-vis de la Chine c’est de demander aux entreprises chinoises de venir investir au Gabon dans le domaine de la transformation », a déclaré le président gabonais à l’agence de presse, Xinhua.

Ce dernier souhaite que d’ici 2020, les matières premières produits dans le pays soient aussi transformées localement. « Nous voulons généraliser la transformation locale de toutes nos matières premières. C’est valorisant pour nos produits. Ils seront beaucoup plus compétitifs. Ensuite, cela crée des emplois, des emplois importants pour les Gabonais« .

D’ailleurs, dans une interview accordée au quotidien gabonais, L’Union, Ali Bongo a expliqué que la Chine « reste un partenaire de choix avec lequel nous voulons (…) resserrer les liens économiques ».

Face aux critiques, selon lesquelles le président gabonais se détournerait de ces partenaires traditionnels occidentaux, le président gabonais a assuré que « la Chine n’est pas ici pour venir remplacer d’autres partenaires que nous avons ».

D’ailleurs, ce dernier a salué l’intérêt des chinois vis-à-vis du continent malgré la crise et la conjoncture actuelle dans l’Empire du milieu. Il a d’ailleurs évoqué le chantier de la route Libreville-Port-Gentil, qui est réalisé « avec une entreprise chinoise, et nous voulons poursuivre dans cette voie là, et inviter encore d’autres entreprises, celles qui ne nous connaissent pas, à venir investir de manière importante, dans notre pays ».